MÉLANGES GAZEUX
Quoiqu'il ne soit pas plus difûcile de traiter le cas générai, je supposerai, pour éviter les longueurs, que Ton mêle deux gaz pris à o degré et sous la pression d'une atmosphère. Soient çetqMeurs poids.
Pendant qu'ils sont séparés, le travail de désagrégation totale est
(222) i,3Dça-l- i,3D/ç'a'.
Après le mélange la densité relative à Tair est devenue
el la valeur de a" est fournie par Téquation (219); on a donc pour travail total de désagrégation
Le travail interne ou travail de désagrégation déjà accompli dans l'ensemble par suite du mélange s'obtient en formant la différence qui est, après réductions,
*''^' Dq'+îyg (^' « + »"«'- 2 DD'a.).
Il est évident qu'on ne restreint pas la généralité de la formule lorsque, la destinant à la recherche de la température t du Bîélange, on fait 9^= i. Admettons cette valeur et faisons l'application au cas de l'oxygène et de l'hydrogène ; on a
8'a=aH; a' = aH; 8a, = aH; 0 = 16x0,0693= i6D^
La chaleur correspondant à une variation de i degré à volume constant est
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et une simple division fournit la quantité cliercljée
, ^. 1 ,3 X 0,0693 X 5ooo X 16 g
La variation de température est nulle pour q=o et pourç=oc
comme on pouvait le prévoir ; elle est maximum et de — de
degré environ pour q= 16. Ainsi le mélange de Thydrogène et de Toxygène à volumes égaux produit une élévation de
température de — de degré qu'on réussira sans doute à meltrc
en évidence. Mais cette conclusion suppose que le mélange est assez intime pour que les particules de chaque gaz ne conservent que des dimensions fort petites par rapport à e, et, si les expériences en montrent Tinexactitude^ il faudra abandonner Fopiniôn reçue.
Rien ne s'oppose à ce qu'on applique aux dissolutions ce qui vient d'être dit pour les gaz; avec la théorie des attractions au contact on peut calculer les variations de température dans l'hypothèse d'un mélange très-intime. Si les résultats trouvés \ sont en désaccord avec les expériences^, on en conclura que la | division n*est pas poussée assez loin pour que les dimensions des particules soient très-petites par rapport à s. On verra plus loin que l'élude des forces de réunion permet de préciser et ] d'étendre davantage cette conséquence. j
Lorsqu'un mélange de gaz ou de liquides produit de la cha- j leur, c'est-à-dire un travail positif, on peut affirmer rexistencc j d'une force, car il n'y a pas de travail sans force. Mais, parce j qu'une somme de travaux élémentaires peut être positive alors ; que les premiers éléments de cette somme sont nuls ou négatifs, il n'est pas permis d'affirmer que les corps mis en contact se mélangeront d'eux-mêmes : cela est probable et non certain. Je pense toutefois qu'une étude détaillée de cette partie de la science jettera beaucoup de lumière sur les phénomènes d'endosmose et de difl'usion.