‹ Théorie mécanique de la chaleur (volume 2)Chapitre 33 sur 56 · ER5 = H · texte numérisé non relu

ER5 = H

6 étant le changement de température dû à H. Il vient donc très-simplement et sous une forme élégante et remarquable

La vapeur d'eau à 200 degrés et à i5^*™,38, lorsqu'elle tombe à i atmosphère sans travail externe, éprouve une chute de 42 degrés de température. On a donc

/., Ro47^^85 r /^\ 0.2083-.

^ i5,38-f-Ro L \i5,38y J'

d'où l'on tire

A 100 degrés et à i atmosphère, le volume de cette vapeur

est

à 200 degrés, on a

Il vient, par suite, pour la valeur de R à i atmosphère et à 100 degrés,

c'est à très-peu près la valeur que nous avons trouvée pour R par une tout autre voie.

Dans l'une des expériences de M. Joule sur l'acide carbonique, ce gaz, en tombant de la pression Po = 62960''^ à P^ = io352, s'est refroidi de 12**, 84 à 7^,79, soit de 5**,o5. Il en résulte

K ^— Ro^85,69 r /io352\o.">3"[ ' Sagôo-t-RoL \5296o/ J

d'où

pour la pression interne de l'acide carbonique à 52960 kilogrammes et à 12", 84. Il résulte de là, pour celle du gaz à io352 et à 7,79,

Le volume de l'acide carbonique à 0,76 ou 10 333 et à zéro

étant 7—75 celui de ce gaz à 7,70 et 10 352 est très-sen-

siblement

, I f7.8o,6o\ /io333\ 1,09.649

1 ,9774^4 V^?^'^^/ \ïo352/ 1,977414'

et il en résulte, pour la valeur de R à zéro et à 0,76,

R= 299,55.1,02649*'^"='= 3io''s,

ou, en réduisant en atmosphères,

valeur qui, comme on voit, est notablement plus faible que celle (5i6 kilogrammes ou o^^™,o5) que nous avions trouvée à l'aide des expériences de M. Regnault sur la compression du même gaz.

Nous aurons à discuter en temps et lieu, et comme il convient, cette anomalie tout au moins apparente. Passons d'abord à la solution du problème, celui de la détente d'un gaz ou d'une vapeur surchauffée, sans addition ni soustraction de chaleur et avec maximum de travail externe rendu.

Nous avons ici , non pas simplement

comme dans le problème précédent, mais

EKÔ = H 4- F,

F étant le travail externe. Je n'ai pas besoin de dire que cette équation ne s'applique que jusqu'au point de saturation. La pression totale (P -+- R) ayant pour expression générale

on a, pour le travail élémentaire total,

et, comme nous avons aussi

dli-hdF = -i- EKdô = - ER^T,

il vient

— Jtiilv -— - = — 1

équation naturellement identique à celle de la détente des gaz parfaits, à la différence très-importante près qu'ici la pression est une somme (P + R) de deux pressions, l'une externe, l'autre interne. En intégrant, il vient

EKlogy = ^^:log(-).

Rien n'est plus facile que d'approprier cette équation à la vapeur d'eau, par exemple. Nous avons, en effet, à loo degrés et à I atmosphère,

(Po + Ro) = i'»''»,io6i.io333 = ii429''s, ^^0 = 1,65442, T = 372,85,

d'où il résulte

425,04 log (52i^) = 5o,7.3 log [j^çf^]

log (^) = o,»983>2 log {j;^)-

Page 1