‹ Théorie mécanique de la chaleurChapitre 46 sur 71 · AE = (P- UP) AV · texte numérisé non relu

AE = (P- UP) AV

est moindre pour une vapeur que pour un gaz à égalité de valeur finie adoptée pour AV. Nous voyons, en un mot, qu'à une raison malliématique s'en ajoute une tout à fait physique, pour laquelle tout l'ensemble de notre discussion ne peut être correct et rigoureux que si, aux accroissements AP, AY, Az/, AT on substitue dV, d\ , du et dT.

Il est facile de reconnaître l'importance considérable de la relation

^ di ^ dT

Elle nous conduit d'abord immédiatement à la détermination

(lu volume spécifique de la vapeur, puisqu'on a

d'où

Et de ce premier fait, sur lequel je vais revenir à l'instant, il découle immédiatement aussi que les vapeurs saturées ne suivent point, comme on le croyait, la loi de Mariotte et Gayî^ussac, puiscju'on aurait

dT

égalité dont l'impossibilité saute aux yeux.

J'anticipe un peu sur la partie expérimentale de mon exposition en tirant de suite une autre conclusion capitale de l'égalité

Y ~ iv +

ri

dT

Les recherches que j'ai faites sur la densité des diverses vapeurs à des pressions et à des températures très-variées, recherches dont je donnerai les détails dans le Chapitre suivant, m'ont permis de déterminer le volume spécifique de ces vapeurs vers leur point de saturation, à des températures très-diverses. Ces volumes concordent d'une manière trèssatisfaisante avec les valeurs calculées pour V, à l'aide de l'équation précédente. Il résulte immédiatement de là : i" que la PROPosrTiON II, d'où, comme on a vu, cette équation est tirée, se trouve vérifiée expérimentalement d'une façon indirecte; 2" que l'existence réelle (^t rationnelle du terme T,

exprimant la température absolue, se trouve confirmée aussi : ce terme, en effet, a des valeurs à la fois si grandes et si variées dans notre ccpiation, que, si ces vaU.'urs étaient fausses ou ne répondaient qu'à quelque chose d'hypothétique, les valeurs trouvées pour V ne pourraient plus être justes.

Cette double concordance est certainement une des plus belles démonstrations expérimentales indirectes qu'aient pu recevoir les principes fondamentaux de la Thermodvnann'que.

Je n'ai ])as cru devoir donner à la fin de ce volume une suite de tableaux indiquant la densité ou le volume spécifique des vapeurs à des températures croissantes. Le lecteur trouvera ces tableaux très-exactement calculés dans le beau livre de Zeuner. Je crois, au contraire, devoir m'arréter un peu })lus sur le mode même du calcul, des phis simples et des plus rapides d'ailleurs, de ces volumes.

La détermination de u ou (V — (p . exige la connaissance de la chaleur d'évaporation r à la température T, et du coeffi-

dP

cient différentiel — • Ce dernier est facile à calculer lorsqu'on

se sert de la formule de M. Roche, qui est ici ])las que suffisamment exacte. On a, en effet, en prenant les logarithmes

d'où

logP

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