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Supposons, comme au n° 282, que l'on ait déterminé le potentiel W en prenant dans le conducteur C le sens du courant/, ci dans le conducteur C un sens tel nue le potentiel ait une valeur positive. On voit qu'une diminution du potentiel W fait naître dans le conducteur C un courant de même sens, et qu'une augmentation fait naître un courant de sens contraire, line augmentation ou une diminution du potentiel produit dune le même effet qu'une augmentation ou une diminution dans l'intensité du courant inducteur (n* 281). Ces lois ont été vérifiées par l'expérience.
MACHINES ÎLECTRUMOÏRJCES Er SUCEUSES INVERSES.
292. L'appareil que nous venons d'étudier, et qui est formé de deux conducteurs mobiles, dans lesquels circulent des courants i et i', peut servir de machine motrice. Supposons que le mouvement des conducteurs soit périodique, comme cela a lieu dans la plupart des machines. La force vive sensible des conducteurs reprenant la même valeur, le travail des forces électrodvtioniiques, pendant chaque période, est égal à celui des forces extérieures et de signe contraire. l"our évaluer le potentiel W, nous imaginons deux courants d'intensité i, parcourant, l'un le conducteur C dans le sens même du courant i, l'autre le conducteur C dans un sens choisi à volonté; il est évident que, pendant une période, le potentiel W passe par un minimum W, et par un maximum W,. Pour que la machine fonctionne utilement, il est nécessaire de changer alternativf ment le signe do l'un des courants, par exemple du courant i'. Quand la machine va de la position du minimum à celle du maximum, rfW avant une valeur positive, on fait marcher le courant i dans le conducteur C dans le sens choisi pour l'évaluation de W; de cette manière, i' devant être re-
35o DECI1ÉKI P1ITIE. — Cil A PITRE X.
gardée romino positive, le travail ii'dW des forces électrodynamiques est positif, alais, quand la machine va de la position du maximum à celle du minimum, <i\V avant une valeur négative, on fait marcher le courant dans le conducteur C en sens inverse de la direction précédente ; i' devant alors être regardée connue négative, le travail i/VW des Torres éleclroilviiiiiniiiin'-i c-ii eiK-ori' pnsilif. du réiahlit le sens primitif du
Il est évident que le changement de sens d'un courant s'opère d'une manière continue, quoique dans un temps trèscourt, et par conséquent que son intensité ? devient nulle à cliaque changement. Si l'on intègre l'équation ( 3o) pour une des phases du mouvement, on aura
(35) f (Hi'-t-H'f')rf' = jo.i' + ï:ï')dt+ Ç ii'dW.
Ainsi l'action chimique des piles, pendant chaque phase, est égale à l'énergie calorifique dégagée sur les conducteurs, plus le travail extérieur accompli.
293. Une pile suffit pour faire fonctionner la machine. On peut, en effet, disposer l'appareil de manière que le mémo courant parcoure les deux conducteurs C et C, et que le sens du courant suit changé alternativement dans le conducteur C. Pendant la première phase du mouvement, on aura t'= I, et pendant la seconde, i'— — ■ /. L'équation (3o) donne, pour la première phase, ■
. . a(w.-.-w') di a rffi'W)
' 36 J ' = '■- i + v di ~ ÏTT' -Si— et, pour la seconde,
M„t ; ; '<"■+,<■') di * rf(.W) .
f h) •='•- nô/ d, + ï+3? '
si l'on développe en série, en supposant la pile constante, on
n la formule approchée
le signe supérieur se rapportant à la première phase, le signe inférieur à la seconde; mais, comme est positif dans le
ptitNOMfcnfcs d'induction. 35i premier ras, négatif dans le second, l'intensité i, variable pendant le jeu de la machine, est constamment moindre que l'intensité constante /, que produirait la pile si la machine était en repos, et elle est d'autant plus petite que la valeur absolue
de ''^ est plus grande, c'est là dire que la machine marche plus vite.
L'équation (35), appliquée au* rien* phases d'une période, donne
Ji i 'd W = jT i [ U -( Ji + ï ) f ] rfi ;
telle est la quantité (l'action chimique transformée en travail, pendant la durée T d'une période. En désignant par i". une valeur moyenne rie i, celte quantité peut être mise sous la forme
Le travail pendant l'unité de temps est ().-»-
il est maximum lorsque le jeu de la machine est réglé de telle sorte que <„= - •
Le coefficient économique de la machine, ou le rapport île la quantité d'action chimiqur transformée en travail à la quanlilé totale dépensée par la pile, est
^[Hf-tt-t-X') i']di Ça + V)i'dl
fuidt fuidl ''
étant aussi une valeur moyenne de i. On peut rendre ce
et par conséquent la machine parfaite au point de vue théorique. Il suffit pour cela que l'intensité i soit très-petite, ce qui a lieu quand la machine marche très-vite; mais alors la quantité de travail produite dans l'unité de temps est tréspetile, ce qui rend l'avantage illusoire.
35l DEUXIÈME PARTIE.— EHiPITBE ï. — PBEMOIIÈKES D'iSDl'CTIOS.
204. Pour réaliser une machine inverse avec deux conducteurs C cl C fermés, et séparés l'un de l'autre, il suffit d'une pile II interposée dans le conducteur C; le mouvement périodique des conducleurs, mouvement produit par des forces extérieures, donne naissance à un courant marchant dans le conducteur C, alternativement dans un sens et dans l'autre. En effet, d'après la première des équations ( 3;{ ), oit a approximativement
dl '
Quand l'appareil va de la position où le potentiel est maximum à Mlle où il est minimum, /'ayant une valeur positive, le courant induit marche dans le sens qui a été choisi pour évaluer W; mais quand l'appareil va de la position du minimum à celle du maximum, le courant i' change de signe et marche en sens contraire. De cette manière, et par le jeu naturel de la machine, le travail des forces électrodynamiques 11'rfW est toujours négatif. Dans chacune des phases du mouvement, la machine reçoit un travail extérieur qui est transformé en chaleur ou en lumière.
295. On obtient aussi une machine motrice en faisant réagir sur un courant produit par une pile un aimant naturel ou un électro-aimant. Nous avons \ u f n" 270) que le travail des forces élerinidinamiques qui s'exercent entre un courant fermé i* ei un aimant a puur exjnvshitin ir/W, W étant un certain pntctiliel qui dépend de la position relative du courant et de l'ai-
un minimum W, et un maximum W,. Afin d'avoir toujours un travail positif, on changera alternativement le sens durourant.
La machine inverse n'exige pas de pile; le mouvement relatif de l'aimant et du conducteur fait naître dans celui-ci un courant induit, qui change de sens alternativement, de manière à ce que le travail des forces éleclrodyuamiques idVi soit toujours négatif.
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