‹ Théorie mécanique de la chaleur (volume 2)Chapitre 42 sur 116 · MACHINES A DEUX LIQUIDES · texte numérisé non relu

MACHINES A DEUX LIQUIDES

109. Il est important, comme nous l'avons vu, pour le rendement de la machine, que les deux températures TjeiT,, entre lesquelles elle fonctionne, soient, l'une aussi élevée, l'autre aussi basse que possible, et que la vapeur opère sa détente complète de l'une à l'autre. Mais cette dernière condition exigerait que la machine eût des dimensions impossibles à réaliser. On a essayé de résoudre la difficulté en employant

deux liquides très-inégalement volatils, par exemple l'eau ei l'élher. La machine est double; la vapeur d'eau produite dans la chaudière par la chaleur du foyer à la température T, se rend dans un condenseur, qui est à une température T intermédiaire entre T, et T, ; la chaleur dégagée dans ce condenseur sert ensuite à vaporiser l'élher; la vapeur d'élher, produite à la température Y, pousse un second piston et se rend dans un second condenseur à la température T,. Le premier condenseur joue le rôle de foyer pour la machine à éiher. Or on peut choisir la lempéraiure intermédiaire T' de manière à rendre possible la déisme complète de la vapeur d'eau entre les températures T, et T' et celle de la vapeur d'élher de T'à T,.

Au point de vue théorique, une machine à deux liquides se comporte exactement comme une machine à un seul liquide fonctionnant entre les mêmes limites de température T, et T..

Supposons les machines parfaites, c'esl-à-dirc fonctionnant suivant des cycles de Carnot. Dans la première machine, fonctionnant entre les températures T, et T', le foyer fournit une quantité de chaleur Q„ dont une partie

est transformée en travail; l'autre partie.

si: dégage dans le premier condenseur cl sert de foyer à la seconde machine. Celte nouvelle quantité de chaleur Q' se divise en deux parties; l'une

esl transformée en travail, l'autre

se dégage dans le deuxième condenseur el esl définitivement perdue.

La quantité totale do chaleur loiisfnnni-r en travail est donc T,-T' , n , T — T, n T,-T' n T'-T, A T.-T,

Ui — ^ — *- y — p — - y> — q; h Ui — y — — v> — ;p — ■

La chaleur perdue est

Les résultats sont exactement les mêmes que si l'on avait employé une machine unique fonctionnant suivant un cycle de Carnot entre les deu\ températures extrêmes T, el T, des deux machines accouplées.

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