THÉORIE DES GAZ
HjpmhrK fonclamcnlale. — El]! lien lion de !a pression. — Loi de Marinllc.— Loi des mélanges. — Énerr-ie actuelle des gu. — Transformation <lu trav.-iil
quide. — Vaporisation. — Formation des vapeur» clans un espace illimita.
- Proru galion de* -Millions dam les gai. — Luit de comhinaison des gai.
— Loi (le Dulong al Pelil.
IIÏPOTHÈSK FONDAMENTALE.
138. L'hypothèse fondamentale qui sert de base à la théorie lies gaz consisie à admettre que les molécules d'un corps à l'élal gazeux n'ont pas d'action sensible les unes sur les autres. Celte hypothèse csl une conséquence de l'expérience par laquelle M. Joule a démontré que le travail intérieur dans les gaz est nul (n° 51).
Au lieu de supposer que les molécules des gaz oscillent autour de leurs positions d'équilibre, comme dans les corps soHdes, on admet qu'elles sont animées de mouvements de translation très-rapides dans toutes les directions, mouvements rcctilignes et uniformes. Les molécules d'un gaz sont en général à des distances telles les unes des aulres, que les forces moléculaires sont négligeables, excepté à de certains intervalles et pendant des temps relativement très-courts, où, dans leur marche, deux molécules passent très-près l'une de l'autre; pendant ce temps très-petit, la force moléculaire s'exerce d'une manière énergique, et les mouvements sont modifiés; il y a, comme on dit, choc des deux molécules.
Considérons d'abord deux molécules égales m et m' (/?#. 33), Flg. 3J.
marchant en sens contraires sur une même droite, avec la
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vitesse h. Quand les molécules sont à une distance très-petile AA', la force moléculaire commence à agir d'une manière efficace; comme il y a répulsion, la vitesse diminue peu à peu el devient mille à la distance Bit'; les molécules s'éloignent ensuite l'une de l'autre, et reprennent leur vitesse primitive « à la distance AA', mais en sens inverse. Les molécules ont ainsi échangé leurs vitesses, et tout se p? >sc comme si elles s'étaient pénétrées sans action réciproque; les chocs qui se produisent n'ont donc aucune influence sur l'état général du gaz.
Considérons maintenant deux molécules marchant suivant des droites différentes BA, B'A', el passant très-près l'une de l'autre; l'action réciproque devient sensible à partir dé la position A, A' (Jig. 34). chaque molécule décrit alors une petite
ne- M-
courbe, cl s'échappe ensuite suivant une autre ligne droite. Ces chocs ne changent pas la somme des forces vives, et comme il y a des molécules qui se meuvent dans tous les sens, il est clair que l'étal général du système n'est pas modifié.
En résumé, la trajectoire de chaque molécule est formée d'une série de lignes droites disposées en zigzag, et réunies les unes aux autres par des courbes de raccordement tréspetiics par rapport aux portions rectilignes.
rnEBiÉBE r.inTiE. — chapitre tx.