‹ Théorie mécanique de la chaleur (volume 2)Chapitre 6 sur 116 · Les corps que nous appelons pondérables sont aussi for · texte numérisé non relu

Les corps que nous appelons pondérables sont aussi for

dislancc. Pour expliquer les phénomènes de réfraction, il faut admettre que la densité moyenne, de l'étlicr n'est pas la même dans les milieux réfringents que dans le vide, Cl, par suite, que la matière pondérable exerce une influence sur les atomes d'élher. Supposons, par exemple, que celte action soit attractive : chaque atome pondérablesera" alors entouré d'une atmosphère d'élher dont la densité est plus grande que dans le vide et décroît rapidement à partir du centre; l'excès d'éther accumulé autour de chaque atome esl la masse de cette atmosphère. D'après cela, l'action totale qui s'exerce entre deux atomes pondérables de masses m Cl m' peut être considérée comme la résultante de deux forces: l'une attractive, prove-

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uant des masses pondérables elles-mêmes et de la forme —3— ' r étant la dislance de ces deux atomes; l'antre répul-

d'éther ei de la Tonne "™ ^ ; de sorte que l'action résultante est

, = Ï3l5 maïl = 2^ (, - ±\

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OU, cet posant = -»

On voit (|u'il v a une position d'équilibre pour In distance r — r„ que la force est attractive si la distance est plus grande que r,, répulsive si la distance est plus petite.

3. Concevons maintenant qu'un certain nombre d'atomes constituent on groupe régulier sous l'influence de leurs actions mutuelles; ce groupe sera une molécule. L'action d'une molécule A ainsi formée sur une molécule B n'a pas, eu général, de résultante unique; elle se ramène à une force appliquée au centre de gravité de la molécule II et à un couple; le couple fait tourner la molécule H et l'oriente d'une certaine façon par rapport à la molécule A; la force est attractive ou répulsive et il y a une position d'équilibre. On peut expliquer de cette manière la cristallisation.

t. En résumé, on se représente les corps comme formés d'atomes que l'on assimile à des points matériels agissant les uns sur les autres. L'action qui s'exerce entre deux points consiste en deux forces égales et de signes contraires, l'une appliquée au premier point, l'aun-r; appliquée au second point. Celte double force est proportionnelle au produit des masses des points matériels et fonction de la distance qui les sépare; c'est une attraction ou une répulsion suivant qu'elle tend à rapprocher ou à écarter les points matériels; elle tend à les

ramener vers leur position d'équilibre, quand ils en onl été écartés par une cause étrangère.

3. Il résulte de ces dé pla renie nts un mouvement vibratoire intérieur qui peut affecter plusieurs formes différentes: ou bien l'éther seul est en vibration; ou bien les atomes matériels oscillent dans la molécule dont ils fout partie, en entraînant les atmosphères d'éther qui les environnent; ou bien encore les molécules elles-mêmes se déplacent en bloc les unes par rapport aux autres. C'est l'ensemble de tous ces mouvements vibratoires que l'on suppose constituer la chaleur. Les vibrations ealoriliques produivom un changement dans la constitution des corps cl peuvent se transformer en une action extérieure; réciproquement, une action extérieure peut faire naître dans un corps des vibrations moléculaires et engendrer des phénomènes ealoriliques. La theemodpianiiquecsW'èvx&v des relations qui existent entre les phénomènes calorifiques, leurs causes et leurs effets. La chaleur, considérée ainsi comme un mouvement vibratoire, rentre dans les lois générales de la mécanique, et la thermodynamique a pour bases les principes de la mécanique rationnelle.

PRËLlMMAtlIES.

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