THEORIE OU 1.1 PILE
236. Considérons un élément de pile alimenté par la dissolution du zinc dans un liquide quelconque. Appelons q la quantité de rhaleur produite par la dissolution d'un kilogramme de zinc dans le liquide, et a l'équivalent électrochimique du zinc, c'est-à-dire le poids du zinc qui se dissout pendant l'unité de temps sur le trajet d'un courant dont l'intensité est égale à l'unité. Lorsque l'intensité du courant est i, le poids de zinc dissous estai, et l'action chimique correspondante Eç«i. Si la pile est formée de n éléments placés les
jS4 BMIIIJM PISIIE. — CHAPITRE ïll.
uns il la suite des autres, el par conséquent traversés par le
même, courant, l'action chimique est nt.aqi.
Supposons les deux pôles de la pile réunis par un fil conducteur homogène et à la même température dans toute sa longueur; appelons ).' la résistance du lil el î" celle de chacun des éléments de la pile; la résistance totale du circuit sera 1 = X' + ni". En égalant l'arikui cli unique do la pile à la quantité d'énergie calorifique qui se dégage dans le circuit fermé, on a l'équation
(2) naEqi = ïi>,
d'où l'on déduit
OU
Remarquons que l'intensité du courant n'augmente pas au delà de toute limite, quand on augmente indéfiniment le nombre, des éléments de la pile; elle tend vers une limite finie
Lorsque le nombre des éléments n'est pas trop grand et que la résistance nT de la pile est très-petite par rapport il celle du fil, on a approximativement
l'intensité est à peu- près proportionnelle au nombre des éléments.
237. Nous pouvons suivre aisément les variations du potentiel dans cet appareil. Supposons, pour simplifier, que l'action chimique de chaque élément de la pile se manifeste sur une île ses faces, par exemple sur la première face, dans le sens du