‹ Théorie mécanique de la chaleurChapitre 66 sur 89 · SS-T · texte numérisé non relu

SS-T

rexpression

wzzzVy—

mnx^

représentant l'énergie potentielle relative des deux systèmes. On a d'ailleurs

V désignant le potentiel du premier système au point où se trouve la masse m! du. second.

Si le premier système est un feuillet homogène d'intensité * et que w désigne l'angle solide sous lequel de la masse m! on voit la face positive du feuillet *, on a V = *a) et, par suite,

(3) W =2 mJ^isi = *y m'o) :=: *N.

Le produit m'ai étant la quantité de force émanant du pôle

m' qui traverse le feuillet*, l'expression Vm'a) = N est la

somme algébrique des quantités de force émanant du second système qui traversent le feuillet.

Entre les deux états (i) et (2)^ le travail de l'action mutuelle des deux systèmes est

258. Si le second système est aussi un feuillet homogène d'intensité *', on aura de même

N' étant la somme des quantités dcforce émanant du premier feuillet qui traversent le second.

Les deux expressions de l'énergie relative donnent la relation

Si l'on a *i=*', il en résulte N = N'. Ainsi, pour deux feuillets homogènes d'égale intensité, la quantité de force émanant du second feuillet qui traverse le premier est égale à la quantité de force émanant du premier qui traverse le second.

MAGNÉTISME. â85

En désignant par dL cette quantité de force commune, lorsque l'intensité des feuillets est égale à Funité, on aura

et, par suite,

(5) W = ^^'Sf^,

Remarque, — Il résulte de ce qui précède que l'action mutuelle de deux feuillets magnétiques homogènes S et S' ne dépend que de leurs intensités * et <ï>' et de leurs contours C et G; elle est indépendante de la forme des surfaces S et S'.

Action d'un pôle sur un feuillet.

259. Théorème 1. — Le système des forces /exercées par u/i pôle m,agnétique sur un feuillet hom,ogène S peut être rem^ place par un système de forces cp appliquées aux éléments du contour C du feuillet.

Considérons un feuillet homogène C d'intensité * et un pôle magnétique de masse h- m' situé au point P {fig.yS),

Supposons que, le pôle m' restant fixe, le feuillet se déplace infiniment peu, de C en Ci, comme un corps solide; on peut imaginer que la surface du feuillet a une forme telle qu'elle glisse sur elle-même ; il suffit, pour cela, de concevoir une surface S passant par les deux courbes C et Ci qu'occupe suc-

cessivemeat le contour du feuillet. Si Ton désigne par N et Ni les quantités de force émanant du pôle m! qui traversent le feuillet dans ses deux positions, la somme des travaux, pendant le déplacement considéré, des forces / appliquées au feuillet est

Comme on peut supprimer la partie de la surface S commune aux deux feuillets, on obtiendra la différence N — N, en prenant les quantités de force qui traversent des éléments de surface tels que aô^i^i, limités par les deux positions successives aô et ai 61 d'un même élément du contour, et retranchant celles qui traversent les éléments de surface tels que cdc^d^. Si Ton mène la normale H à la surface S le long du contour, de façon que, pour les points tels que a, la normale soit dirigée vers la face négative du feuillet, et pour les points c vers la face positive, il suffira, pour évaluer la différence N -— Nj, de faire la somme algébrique des quantités de force qui traversent les éléments de surface aba^b^y cdc^di, dans le sens de la normale H ainsi définie. En appelant d(j un de ces éléments

de surface, r sa distance au point P, F^i: — j- la force magnétique produite par le p^e m' sur l'élément da, on- aura

^(rcos(F.H) ■

Imaginons qu'un mobile parcoure le contour C dans un sens tel que, pour un observateur placé dans la normale H, Tangle de rélément ab avec son déplacement aa^ soit décrit de gauche à droite; la normale au point c, définie précédemment, jouira de la même propriété.

260. Projetons l'élément de surface d(5 sur un plan perpendiculaire à la droite Pa; cette projection d<s' est

(ij' = ^<TCos(F.H).

Soient ds l'élément ab du contour {fig. 79) compté dans le sens du mouvement du mobile, 6 l'angle de la force F avec l'élément dsy a© la normale au plan Y ds dans une direction telle

que, pour un observateur situé dans la normale, Tangle 6 de l'élément ds avec la force F soit décrit de gauche à droite, enfm s le déplacement aa,. La projection ab'b\a\ de la surface d^ est

drs' = aV "X ae-=.ds sin 6 x e cos ( «p . e)

et, par suite, d^

,^rd^' ,,rds%\n^ . .

^rn'^j —=zm'^J --— s cos(cp.£).

Concevons suivant la direction acp une force ayant pour expression

m'^dssin^ (7)

on aura

dG =^ I (fz COs(cp, e),

et Texpression comprise sous le signe / représente le travail de la force cp appliqué à Vêlement ds du contour C. La somme

des travaux des forces «p étant égale à celle des travaux des forces / appliquées au feuillet S, pour un déplacement quelconque du feuillet, le système des forces «p est équivalent à celui des forces/, c'est-à-dire se réduit aux deux mêmes résultantes.

Le système des forces — /appliquées au pôle m' admettant une résultante unique,. il y a de même une résultante unique pour le système des forces / et, par conséquent, pour le système de forces cp.

261. Pour déterminer les composantes de la force cp, nous appellerons Xy'y^ z les coordonnées d'un point a du contour du feuillet {fig. 80) ; a, p, ^ les cosinus des angles que fait

Fig. 80.

avec les a\es la force F; a', p', y' et a", ^\ / l^s cosinus des angles que font avec les axes Félément ds et la force cp. Cette dernière direction étant perpendiculaire aux deux autres, on a

OU

y dz — z dy z dx — xdz x dy — y dx r ds sin6

Il en résulte pour les composantes «p^j Ty> Tz de la force <p, parallèlement aux axes,

, y dz — z dy ^x = rn'^ • •- y

, , z dx — x dz < ?r = »i'* -i '

f , ^ X dy — y dx \ ^z^m'^ —-^

262. On peut vérifier que les forces cp appliquées aux divers éléments du contour G admettent une résultante unique passant par le point P.

MAGNÉTISME. âSg

Le moment de la force cp par rapport à Taxe des z est ^?y— y^x-^- -—r [-^(^ dx — xdz)—y(^ydz--z dy)'\

[z{x dœ '-\- y dy) — {x^ +J*) ^^]

=1 — ^ {xr dr — r* c?^)

zdr—rdz ,^j(^\

La somme des moments des forces cp appliquées au contour entier C est donc .

263. Les forces — / appliquées au pôle m' étant égales et contraires aux forces /appliquées au feuillet, leur résultante est égale et contraire à celle des forces cp; on a donc

'(Cl

ydz —

zdy

Z dx —

X dz

X dy —

• y dx

chacune des projections s'exprime ainsi par une intégrale simple étendue au contour du feuillet.

264-. L'expression de la force <p a été trouvée par Laplace à propos des actions magnétiques exercées par les courants, comme nous le verrons plus loin. Pour interpréter cette force géométriquement, imaginons que l'élément ab du contour

B. — Chaleur. 19

agO DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE VII.

kfig' 8i) soit remplacé par un aimant élémentaire de longueur ds dont les pôles sont -i- €» et — *, et dont l'axe magnétique soit dirigé de b en a, en sens contraire de la direction de Télé-

ment ds. Le moment du couple produit par l'action du pôle m! sur cet aimant tournant autour de son milieu c est égal à

m!*^ ds%\w^

et le plan du couple est perpendiculaire à la force <p. Cette force représente donc l'axe du couple considéré.

Action réciproque de deux feuillets.

265. Théorème II. — Le système des forces f exercées par urt feuillet magnétique homogène S' sur un feuillet m,agnétique homogène S peut être remplacé par un système de forces ^ appliquées à chacun des éléments du contour C du feuillet S et dirigées suivant les droites qui joignent les éléments des deuao contours deux à deux.

Nous avons vu que les forces / exercées par un pôle m' sur le feuillet S peuvent être remplacées par des forces <p appliquées aux éléments ds du contour G. Considérons les forces «p appliquées à un même élément ds et provenant de divers pôles ± m' du feuillets'. Leur résultante est égale à Taxe du couple produit par l'action du feuillet S' sur Télément ds considéré comme un petit aimant (+* — *) tournant autour de son milieu. La résultante des actions du feuillet S' sur le pôle — * a pour projections, en prenant l'origine des coordonnées au milieu c de Félément ds {fig. 82), appelant x'y y, z' les

coordonnées de Félément ds' et r la distance des deux éléments ds et ds'y

r' dz' — z' dy

dx'

dz'

dV

dx'

Si Ton désigne par a, p, y les cosinus des angles de Télé-

Fig. 82.

ment ds avec les axes des coordonnées, les cordonnées du point b sont a — , p— , ^—^ et Taxe du couple a pour projec-

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