‹ Théorie musicale d'après Pierre Galin et ses disciplesChapitre 29 sur 44 · Tableau des vingt-quatre formes de mesures · texte numérisé non relu

Tableau des vingt-quatre formes de mesures

Deux entiers -

Trois entiers —

Quatre entière --

ternaires

Six moitiés de ronde —

Neuf moitiés de ronde —

Douze moitiés de ronde —

Deux moitiés

binaire :

Trois moitiés —

Quatre moitiés —

TT-Jï- Jt-

tcrnairel

Six quarts 4e ronde —

Neuf quarts de ronde — Douze quarts de ronde —

binaire:

Trois quarts -

3CÀ -J—rr^J.-ir

ternaire!

vyyit~lrtr

Six huitièmes de ronde —

Neuf huitièmes de ronde —

Quatre quarts -

Douze huitièmes de ronde —

Quatre huitièmes —

ÉCRITURE DES DURÉES

Remarques sur les douze mesures à division binaire et sur les douze mesures à division ternaire

Dans

la division binaire.

Dans

la division ternaire.

Le numérateur indique le nombre des unités contenues dans la mesure.

Le dénominateur indique combien la ronde contient d'unités.

Le numérateur indique le nombre des tiers contenus dans la mesuré.

Lé dénominateur indique combien la ronde contient de tiers.

Les numérateurs 2, 3, 4 indiquent donc une mesure à 2, 3, 4 temps.

Les dénominateurs 1, 2, 4, 8 indiquent donc que la ronde contient 1, 2, 4. 8 des unités employées.

Les numérateurs 6, 9, 12 indiquent donc qu'il y a daus la mesure 6, 9, 12 tiers, ou 2, 3, 4 entiers.

Les dénominateurs 2, 4, 8, 10 indiquent donc que la ronde contient 2, 4, 8, IG des tiers employés.

Donc tous les numérateurs 2, 3, 4 indiquent que la division est binaire et que l'unité nest pas pointée; tandis que les numérateurs 6 , 9, 12 indiquent que la division est ternaire et que l’unité est pointée.

G /Le dénominateur est toujours i 1, 2,

Dans | ) (

la division J puisqu'il indique toujours quel & J

binaire ( l’unité est un des signes . . ( entier, moitié,

quart.

huitième de la ronde.

Dans

la division ternaire

i Le dénominateur est toujours

< puisqu’il indique toujours que I le signe employé comme tiers \ est.

un« moitié, un quart, uu huiürmr, un seizième

id.

L'usage a introduit certaines abréviations dans l'indication des mesures à division binaire du temps :

La mesure à ^ s'écrit simplement 2 ou Cb ;

La mesure à j se marque 4 ou C (’) ;

La mesure à 7 s’écrit 3.

(*) Le signe C n’est autre choso que la ronde déformée.

Souvent on désigne sous le nom de mesures simples, les mesures à division binaire du temps :

et sous le nom de mesures composées, les mesures à division ternaire du temps.

110. Mesures à division mixte du temps. — Il peut arriver que, dans une mesure à division binaire du temps, le compositeur veuille introduire une division ternaire, un triolet , suivant l'expression consacrée; on a alors une mesure à division mixte du temps. Le triolet s'indique à l'aide d'un petit arc de cercle horizontal, placé au-dessous ou au-dessus des notes, suivant la direction de la queue de ces notes, et du chiffre 3 placé au milieu de l'arc de cercle.

Le triolet peut s'employer, soit dans la première division du temps, soit dans une subdivision.

Exemples :

Il î 7 <3 5 4 I 3 65432! I.

On rencontre aussi ce qu'on appelle des sexlolets ou des sixains; ce sont des groupes de six notes provenant d'une division ternaire du temps et d'une subdivision binaire des tiers obtenus.

i=iiiÉlggpÉgpiÉ

On trouve dans la musique instrumentale des groupes irréguliers composés de cinq ou de sept notes pour un temps; on les indique par un chiffre; ces groupes proviennent d'un mélange de subdivision binaire et de subdivision ternaire que le compositeur n'a pas pris la peine d'indiquer.

111. Mesure à cinq temps. — La mesure à cinq temps est encore une exception qu’il faut signaler; elle est formée par la réunion d'une mesure à deux temps et d'une mesure à trois temps, ou inversement. — Boïeldieu l'a

ÉCRITURE DES DURÉES

employée à Vallegro de l'air : « Viens, gentille dame », dans la Dame blanche. Le duo de Mireille : « O Magali, ma bien-aimée », offre encore un exemple de cette mesure; mais l’auteur, Gounod, a préféré, avec raison, se

servir alternativement des mesures à f et ~

Exemple :

0 Ma-ga-li, ma bien-ai

- rné -1

Fuy-onsto is deuisousla i

- mé-e.

Certains auteurs, ayant à écrire une mélodie analogue, réunissent les deux mesures différentes en une seule, avec une fraction dont le numérateur est la somme des numérateurs des deux mesures réunies. Ils écriraient donc l’exemple ci-dessus, de la manière suivante :

v m ' yt

xnz rs 9 y j

# - ÿ - / ZZÎj - + -r-'d 1

On rencontre aussi des mesures à ^ qui ne sont, en réalité, que les mesures

Même exemple écrit plus simplement :

feï = =d

IN-v 1

112. Ghronomériste et langue des durées appliqués à la notation

usuelle. — Nous réunissons dans les quatre tableaux ci-dessous tout ce qui vient d'ôtro dit concernant l'écriture de la mesure sur la portée en adoptant la disposition du clironomériste de Galin avec la langue des durées.

La RONDE prise pour unité de temps

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