III. — Partie expérimentale
Nous allons donc tout d'abord vérifier si les propriétés des lentilles se retrouvent dans la lunette de Galilée, comme l'indique la figure du D"" Czapski et si, par suite, le grossissement est uniquement dû à la lentille convergente, la lentille divergente ne faisant que diminuer le grossissement, tout en rendant nette la vision des objets.
L'appareil qui nous a servi est une jumelle de théâtre dont nous donnons la représentation schématique quand le tirage est nul et de 1 3 millimètres.
Pour être exactement fixé sur la position de l'œil, position dont la distance à l'oculaire modifie de suite le grossissement, il n'y avait qu'un procédé à suivre, c'était de mettre un diaphragme d'une ouverture de 1 millimètre, immédiatement contre l'oculaire en d. Dans la figure 25, pour rendre visible l'angle ^iz on a écarté le diaphragme d de l'oculaire. Dans ces conditions la distance du diaphragme E de 23 millimètres d'ouverture à d, était de 52""",5 et la distance de d à la face plane de l'objectii de 56"™, 5 sans tirage. L'ouverture du diaphragme en E' était de 12°™, 8. L'épaisseur de la lentille à la hauteur de la bague, était de 7"'°,75 et le diamètre de cette bague de 34""°, 5. On peut alors calculer 33""°,8 pour l'ouverture dans le prolongement des rayons c?E' à la dislance de la bague pour un tirage de i3 niillimètres. Par conséquent, quand on vise jusqu'à ce tirage, c'est l'ouverture E' qui servira de guide. On vérifie et on le voit par la figure que l'on peut aller ainsi jusqu'à ce tirage.
L'introduction d'un diaphragme d'une ouverture de 1 millimètre en rf, a
non seulement l'avanlaoe de déterminer exactement la marche des rayons visuels, mais encore de voir nellement sans accommodation. En effet^ lorsque l'on devait regarder à travers l'oculaire seul de 4*^.6, sans diaphragme, on aurait été ébloui, et il aurait été impossible de procéder à des mesures. De même à travers l'objectif seul, de même à travers le système des deux lentilles, sans tirage pour une distance quelconque, de même étant myope, sans aucune lentille. La vision sans accommodation dans toutes ces conditions avec un diaphragme est assez nette pour permettre de déterminer la coïncidence de l'ouverture E' avec différentes hauteurs, qui seront les mesures, par suite, de déterminer le grossissement et les propriétés des lentilles. Les angles visuels en K sont plus grands que les angles en d, mais ceci n'a aucune importance puisque tout est rapporté à une même ouverture E'.
Voici les mesures effectuées, en désignant toujours pour !a distance, celle du diaphragme c? aux objets visés,
Oculaire et objectif.
Objectif seul . . .
Oculaire seul . . .
Ni oculaire ni ob jeçtif
Distance 142 millimètres Pas de tirage
44'"™,5 vision trouble 43'»™, 0 vision nette Qgmm Q vision trouble
64™°^,/ vision nette
Dislance
3 mètres
Tirao;e 10 millimètres
53«,o vision nette
49*^,0 vision trouble
i38c,o vision trouble
i28'^,3 vision nette
Distance
83 mètres
Tirage 5 millimètres
i3'",6 vision nette u™,8 vision trouble 36'", 5 vision trouble
34'",5 vision nette
La dernière observation avait été faite en visant les fenêtres d'un bâtiment dont le plan à l'échelle de o™,oo5 par mètre, nous permettait de retrouver de suite les dimensions des objets visés. Pour l'objectif sensiblement plan convexe les 2 courbures donnent en dioptries 16° V4 ^^ ^ Va moyenne 10" Yg correspondant à une dislance focale principale de g'', 6 Pour la lentille biconcave on a trouvé 21", 5, ce qui correspond à 4*^,6 de distance focale.
La figure suivante donne la marche exacte des rayons visuels et permet de mesurer et le grossissement de l'objectif seul et celui de la lunette de Galilée (oculaire et objectif).
Le point de repère est le diaphragme E'. Le point nodal de l'observateur étant en K. S'il n'y a ni objectif, ni oculaire, l'angle visuel est Aazp. En intercalant l'objectif seul le rayon venu de A" est après réfraction tangent en E' et vient ensuite en z. 11 en résulte donc que, suivant la môme