‹ Théorie nouvelle de la dispersionChapitre 5 sur 38 · SDR LA NON EXISTENCE DES IMAGES VIRTUELLES DE VISION A LA LOUPE · texte numérisé non relu

SDR LA NON EXISTENCE DES IMAGES VIRTUELLES DE VISION A LA LOUPE

p = f; pour ceux-ci il n'y avait qu'une position de l'objet, c'était le foyer principal de l'oculaire. Ainsi pour un observateur infiniment presbyte, l'objet devait être placé exactement au foyer principal de l'oculaire et en deçà pour les visions intermédiaires.

Le rôle primordial de la lentille placée entre l'œil et un objet en deçà de la vision distincte, a donc été avaîit tout de permettre à cet objet de faire son image de projection sur la choroïde. Ce rôle a été méconnu par les auteurs.

Nous calculerons le grossissement réel de la loupe et nous verrons qu'elle modifie peu le grossissement apparent que l'on observe à Yœil nn à la distance en deçà de la vision distincte à laquelle l'objet est placé. Ainsi si le grossissement pour une certaine distance de l'objet était égal à 7àrreilnu, en intercalant une loupe le grossissement monte à lo, que l'on avait pris pour celui de la loupe, alors que c'était celui de l'œil et de la loupe. Le rôle des loupes à court foyer était de faire voir distinctement des objets très rapprochés de l'œil, ce qui suffisait déjà pour quon pût Jès voir grossis, même à Ttïnl nu.

Les auteurs ont donc complètement méconnu la fonction de l'oculaire, qui était de ramener l'image de projection des objets sur la choro'ide, d'en augmenter un peu secondairement le grossissement, puisque jamais les auteurs ne se sont occupés de montrer l'image de projection des objets sur la choroïde, ce qui était fondamental pour expliquer la netteté de la vision.

La figure que nous venons de donner nous a donc permis pour la première fois de comprendre le rôle de la loupe dans la vision nette des objets placés en deçà de la vision distincte minima et qui, par suite, visés à l'œil nu, iraient faire leur image au delà de la choroïde.

Nous allons supposer les objets placés entre le punclum proximum et le pimclum remoluni, condition dans laquelle ils seront vus à l'œil nu plus petits qu'à la vision distincte minima, et alors si nous les regardons à l'aide d'une lentille à long foyer lorsqu'ils sont exactement placés au punctum proximum, et en même temps en deçà du foyer principal de l'oculaire, nous serons certain dans ces conditions que le grossissement observé sera uniquement dû au grossissement de la loupe, et en donnera la mesure précise en même temps que la définition.

II. — 'Grossissement des loupes a long foyek Définition du grossissement réel de la loupe.

Nous supposerons d'abord que nous sommes au punctum proximum d'un presbyte ou d'un myope qui, regardant avec son lorgnon, voit à la même distance aussi nettement que le presbyte.

Presbyte ou myope, muni de son lorgnon, à cette distance, ne voient pas des lettres trop petites, et c'est alors qu'ils regardent avec une loupe à main.

Si l'on est en présence d'une loupe à long foyer (26 centimètres) comme les loupes à main, dont la théorie est toujours passée sous silence, et qui est la plus intéressante, l'œil est situé, comme on sait, à 3o ou 4o centimètres de cette loupe. L'observateur presbyte ou myope, avec son lorgnon, veut voir sur son bureau sans se baisser des lettres trop petites, alors qu'il voit nettement, à la même distance, celles de plus grandes dimensions.

Il approche la loupe à main des premières et, regardant à 3o ou 4» centimètres de celle-ci, il voit les lettres grossies et peut en faire la lecture.

Fig. 7.

En traçant sur une feuille de papier des traits 1,2... 5,6 pour une certaine distance de la loupe aux traits de 8 centimètres et delà loupe à l'œil de 25 centimètres, on voyait ce qu'indique la figure 7. En demandant à des personnes étrangères à toute science ce qu'elles en concluaient, elles nous ont dit que les lettres E étaient grossies, aussi grandes que la lettre A. En leur demandant de combien, elles nous ont déclaré que c'étaitd'un i/3.

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