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J20 VIE DES ÊTRES MONOPLASTIDAIRES

Vie élémentaire, la propriélé, pour un corps, d'élre Ma g^lastide ;

Vie élémentaire latente, l'ctat de repos, d'inditTércnce chimique d'un plosltde:

Vie élémetitaire manifestée, l'aclivité d'un plastide dans les conditions où se produisent leâ réactions synthétiques résumées par l'équation (II)' : nouspourrona en même temps appeler ces conditions, pour un plastide A, les conditions de la vie élémentaire manifestée du plastide A.

Avec cette dernière déiinitioD, la vie élémentaire manifestée comprendra toutes tes manirestàlions résul- Innt des réactions résumées par l'équation (II); le mouvement, l'addition, l'assimilation, seront dea phénomènes de la vie élémentaire manifestée.

J'ai spécifié, que la vie élémentaire manifestée est l'activité d'un plastide dans les conditions où se produisent les réactions de l'équation (II); en dehors de ces conditions les phénomènes sont diiTérents et il semble que cela nous crée de nouvelles difficultés.

1" Considérons un plastide à l'élat de vie élémentaire manifestée et, sans rien changer par ailleurs, enlevonslui son noyau. (Expériences de mérolomie, voyez p. 73 et 90.) Si nous observons, quelques minutes seulement, le protoplasraa restant, nous ne constatons pas de de différence importante dans les phénomènes apparents; les mouvements sont les mêmes,.., etc. Cependant, une observation plus longue noua apprend que Va-isimilation ne se produit plus.

Avec les définitions précédentes il n'y a pas d'équivoque possible; le protoplasma séparé du noyau n'est plia doué de vie élémentaire; son activité chimique, dans les conditions de la vie élénienlaîre manifesle'e du plastide correspondant, n'est pas la vie élémentaire manifestée. Mais, direz-vou9,elle en a toutes les apparences! sans doute, et c'est même là une chose très

(1) L'aspergillusdarisiiu

inléressante d'où ae dégageront plus tard des conelusioas d'une iinportaace capitiile; et cela prouve que nous avions raison de nous déQer au début. Immédiatement après la mérotomie, le mérozoïte sans noyau se comporte, au cours d'une observation de courte durée e^Lactement de la même façon que le plastide tout entier; il nous donne l'illusion d'un plastide à l'état de vie élémentaire manifestée ; ce n'est qu'une illusion.

Le protoplasma a donc avec le plastîde un grand nombre de propriétés communes ; il ne les a pas toutes. Il manque précisément quand il est seul, de cette propriété dont la généralité nous a seule permis une déûnition de la vie élémentaire, l'assimilation. Mettez du proloplasma de plastide A, dans ie milieu qui remplit les conditions de la vie élémentaire manifestée du plastide A, il aura l'air de vivre, il ne vivra pas.

C'est pour cela que j'ai préfe'ré le terme « substance plastique • au terme « subst ance vivante ■ quand j ai énoncé plus haut (v. p. iftyjTa réîiî'arf|ue suivante : chacune des /isubstancespIasUques d'un plastidepossède ]a. propriété de s'accroître en quantité, quand, juxtaposée aux ip-i) autres, elle est plongée dans uu milieu déterminé. Je sais bien qu'on peut tourner la difliculté et dire '■ chacune de ces p substances est douée de vie élémentaire ; les conditions de sa vie élémentaire manifestée sont : 1° la juxtaposition des {p-i] autres, 2° lea conditions de milieu nécessaires à la vie élémentaire manifestée du plastide correspondant.

Ne serait-ce pas jouer sur les mots î et ne vaut-il pas mieux conserver à ces p substances le nom suffisammentspéeial de substances plastiques ou substances proloplasmiques si on te préfère (quoique ce terme doive d'appliquer également aux substances du noyau) que du les appeler substances vivanlesî La dénomination de plastiques ou protoplasmiquea est, je le repète, assez spéciale pour rappeler sans équivoque la particularité chimique très curieuse commune à ces j) substances, et

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