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OU' OU' OH

Lo passage du courant rétablit l'orientation des molécules d'eau, une nouvelle décomposition s'elTectue, et ainsi de suite. (Uoutier, Coui-s de physique, 1888.)

La seule chose que j'emprunte i. celte théorie de Grottius c'est le fait de la décomposition el de la recomposition successives qui se produisent entre deux molécules voisines, ce qni permet un dégagement des parties conslilulivea d'une molécule d'eau en deux points très éloignés (— et -f ), sans que chaque atome ail tait un chemin plus grand que la distance de deux molécules voisines. On peut supposer les molécules de substances plastiques juxtaposées les unes aux autres de manière 'à remlre possible une telle série de décompositions et de recompositions successives sana qu'il y ait transport elTectir de substance. La recomposition d'une molécule de sut>staoc<i3 plastiques aux dépens des débris de molécules préexistantes doit £lre une chose très facile it cause de la structure particulière qu'elles manireslent dans le phénomène de l'assimilation <v. note p. 111]. Itien de plus simple alors, si l'on détruit par une action mécanique quelconque une molécule d'un cylindraxe de nerf par exemple, que la transmission rapide de cette excitation dont le résultat sera de mettre en liberté, h l'un des bouts de la chaîne molécuiaire considérée, une partie de molécule complémentaire de celle qui a été détruite à l'autre bout. C'est celle partie de molécule ainsi transmise sans transport elTcclir de matière qui déterminerait ]ds eiïets de l'inilux nerveux. Cette série de décompositions et recompositions successives esl accompagnée de phénomènes cicclriques (oscillation négative).

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pas esi:iter, la Iransmission de proi:he en proche, de la périphérie an aoyau, s'impose de loate nécessité, Je reviendrai ulléricurement, h propos de l'iuHox nerveux chez les mélazoaires, sur celle queslion de la conduclihilUé proloplasmique.

niAPITRE XI IRRITABILITÉ

Tai déi^ parlé (ch, v) de celle propriété de l'irrilabililc attriLiliée par Claude Bernard a, tous les proloplasmas Tivanls el j'ai essayé de montrer que, telle qu'elle est définie par l'illustre physiologiste, cette propriété n'est DuUement un allribul exclusif des proloplasmas el ne peut servir à les définir.

J'avais expo. 'é ailleurs' auparavant, l'existence d'une coutradiclioii formelle entre deux déûniliuns de l'irritahihté, données successivement dans les • Lei;ons sur les phéoomëneB de la vie communs aux animaux et aux végétaux ■■ De ces deux défiiiilioLis l'une élail générale, l'autre particulière à chaque proloplasma. Quelle que soit celle k laquelle nous nous arrêtons, nous voyons dans l'irritabilité une simple conséquence des faits de transmission exposés au chapitre précédent.

L'irritabililc est, dit Claude Bernard : • la propriété que possède toul élément anatomique, c'est-à-dire, le proloplasma qui entre dans sa conslitulion, d'être mis en activité el de réagir d'une cerlaîiie manière soua l'iniluence des excitants extérieurs. >

(I! La muliè.-e vivunle, p. 31.

IHKITABrUTÉ lilU

Et d'abord, qu'est-ce qu'un excilanl ? U auffil de réfléchir quelques instants pour se rendre compte que ce mol se rapporte à tout agent physique ou chimique (|ui détermine, en un point de la périphérie du pias- Hcle, une modification chimique du proloplasma. Tous les tactismes et h'opismes étudias dans le chapitre ii sont les conséquences des excitations produites par les ngcnts étudiés. Tel protopiasma estsensjfi^e à la lumière violette, tel autre ne l'est pas : c'est que la lumière violette produit en son point d'incidence sur le premier pinstide une modification chimique d'une molécule protoplasmique, modilîcation chimique qui se transmet .dans l'ensemble du plastiile, de telle manière que, comme je l'ai exposé plus haut, à chaque destruction d'une molécule protoplasmique corresponde une reconstitution d'une nouvelle molécule protoplasmîque au mf'ins, en vertu du phénomène d'assimilation.

La seule différence qu'il y ait entre Vexcitation d'un plastide par un agent extérieur, et Vexcilalion correspondante d'un composé chimique instable quelconque, c'est que la destruction chimique d'une partie du premier par l'excitant est compensée par un phénomène d'assimilation qui manque dans le second; l'excitation du sei^ond le détruit en tant que composé chimique ; celle du premier le laisse intact; noua retrouvons la pi'opriété fondamentale qui distingue les plastides vivants des corps hruts, V assimilation.

Pour ce qui est de la trauslormalion de l'excitation en un mouvement ou une réaction de nature différente, cela n'est pas particulier aux plastides vivants. Un rayon lumintux fait détoner un mélange de chlore et d'hydrogène, de même qu'un rayon lumineux, ou une substance chimique me/ en mouiiement un plastide pliololactique ou chimio lac tique. Le plastide d'une part, le mélange hydrogène-chlore d'autre part, ont réagi à l'excitation extérieure en transformant cette excitation. La seule différence est, je le répète, dans l'assimilalion.

UO VIE DES ÊTRES MOSOi'LAïTIDAlRES

L'irrilabililé revient donc à ceci : Dans un plasUde, un choc par exemple produit un phénomène ckimiqua local qui se gênéraliEe k la masse totale de l'être et s'accompagne de la manifestation physique caracléfîstique de l'espèce dans ces conditions. Cette manifestation n'est pas accompagnée, comme chez les corps chimiques ordinaires, de'deslruction.

L'idée de l'irritabilité des protoplasmas semble donc provenir de la facilité avec laquelle, chez cerlaîaes espèces, une action physique extérieure détermine un phénomène chimique intérieur se traduisant à nous par ce que nous appelons un fonclionnemenl. Le mot irritabilité est emprunté, à tort, aus animaux supérieurs, chez lesquels un choc produit un phénomène réÛexe qui s'accompagne quelquefois, chez l'homme, d'un processus conscient d'irritation. I

En résumé, l'irritahililé se rapporte à la fois à Tins- | tabilité des substances plastiques et à l'assimilation qui 1 masque cette instabilité dans les plastides à l'étal de 1 vie élémentaire manifestée. I

Je viens de prononcer le mot fonctionnement. Ce mot provient d'une comparaison avec des machines accomplissant une besogne déterminée ; il faut donc qu'il y ait quelque chose de spécial dans la manière de | se comporter des plastides. I

En effet, une des choses qui noua frappent immédiatement quand nous observons une goutte d'eau dans | laquelle grouillent des Protozoaires est l'extraordinaire 1 variété des manifestations de leur vie élémentaire et, 1 particulièrement, de ce que nous remarquons le plus, l leurs formes et leurs mouvements ; c'est ce qui nous fait y dire que nous voyons plusieurs espèces de plastides. i

Mais toutes ces manifestations spécifiques, nous le^ remarquons en très peu de tenaps ; un simple coup d'oeil jeté dans le champ du microscope nous permet, si nous sommes préparés à cela, de reconnaître Veupèce des plastides qui s'y trouvent; toutes ces nianifestaliona

IRniTABILTTÉ lil

spifeiGiiiieB, cLant juBlieiables de l'observation ae courte durée sont donc des manifestnlions des propriétés du protopiasma des plastides considérés; il j^dônc autant de protoplasmas que d'espèces de'pîastides; les propriétés des protoplasraas soût les propriétés spécitiques des plastides.

L'irritabilité, au premier sens où l'entend Claude Bernard, est donc la manifestation des propriétés du protopiasma des piasti<les, quand ce protoplasma, uni au noyau, se trouve dans les conditions de la vie élémentaire manifestée. Si, d'après le grand physiologiste, l'irritabilité est attribuable au protoplasmaseul, c'est que le noyau, toujours contenu dans le protopiasma, ne réagit jamais directement sous l'influence des excitants extérieurs; mais, en réalité il est fort probable que les noyaux sont aussi spécifiques que les protoplasmas; nous ne pouvons cependant pas l'affirmer puisque, somme toute, nous déterminons les espèces par les propriétés de leuri protoplasmas.

Dans tous les cas, toutes ces considérations nous amènent naturellement à nier l'unité de la vie élémentaire, ^~nuinïfëstêe, malgré l'unité du terme employé. La vie élémcnfaire manifestée d'une amibe est très diO'érenle de la vie élémentaire manifestée d'une gromie ; le protoplasma de l'amibe est difTérent de celui de la groiiiie. j C'est pour cela que j'ai proposé de donner au proto- t plasma de chaque espèce, le nom même de l'espèce, de 1 dire par exemple de VAspergillus pour du protopiasma j d'Aspergillus, etc. ' ; en résumé, quand il s'agit de spécification, il suffit de parler des protoplasmas. Mais toutes les substances plastiques, tant du protopiasma que du noyau, ont en commun une particularité spéciale qui les distingue de tous les autres corps de la chimie ; nous l'avons vu plus haut et il est inutile d'y revenir (v. p. 111 en note); celte particularité doit tenir à une particularité commune de structure atomique'.

(1) La malièi-

(2) l'I. Foncli

vïvanfe, p. 112.

n P,p. 31 cl I4S.

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