‹ Théorie nouvelle de la vieChapitre 35 sur 73 · CIIAPITHE XV NOTION DE L'INDIVJDUAUTE DES PLASTIDES · texte numérisé non relu

CIIAPITHE XV NOTION DE L'INDIVJDUAUTE DES PLASTIDES

Unplastide peut-il doncdans certains cas être éternel, le jamais mourir? demandera4-on. li fautbien se garder le répondre sans Téflexion à celte question qni cache

NOTION DE L:?ilHrini3ALlTÉ nEB PLASTIDES 17!i

im piège, car, dans t'espHL de oenx qui laiposcnt, il s' agil de continuation de la vie intirviduelle, de l'indavidualité des plastides; or la iBolion de l'iodividitalité, empruntée aux amimftuK BU périûurs, là J'horaraie, entraJne ÎDaUnclivement l'idée de la conscience, du him. Il nous csL impossible de savoir si les pLastides BŒrt conscients, nous devons donc acpaTer enLièrement, pour euK,, la (]uestion de conscience de la quesUun d'individuailité. A quoi se réduit alors l& noUon de l'individualité lies plaelides? Nous avons vu une masse séparée du milieu ambiant eticoniposêe de^ subslauees.pla^tiffues détermitiées, se diviser à un inioment donné, après wa certain accroissement ne changeant pas sa «atuTe, en douï (protozoaires en ganéciil, i)ttctéries, etc.), ouplnsieurs (sparozoaires, champignons, etc.) niasses qui deviennent semblaibles à celle d'où nous étions partis, La continuité' de l'esistence d'une imasse isolée en tant que masse iaoléa, ne peut se pomrsuivre au delà d'une bipartition, De quel intérêt est doac la noliom de ceWe continuilé? N'y-ft-t4l pas un groiml inoomiiéDient *i employer .piMir les plastidee le mot individu qui a une siguiBcation ■dé.ter minée pour des êtres plus compliqué s comme les vertébrés î

Prenez une cuMIere'e d'huile lourde et jelez-la airec force dans une solution saline d* même densité : elle se divisera en un .certain nombre de masses sphèriques qui UJxront, chacune, U'nediQiensiiirti'd'équiliibreTarQpre; vous pourrez enauiileidiviser mécaniquement l'une de ces sphèiiee, elle donneiti deuK sphères de D>oiodre voluime. Si vous a-Hig^ientez l'aleaLiniiLé dn l'eau, vous pourrez arriver à faire diminuer la di-inemsinn maxima possible pour une gouttelette d^hoile on cqniUbi-e, comme nous avons vu qne la dimension lioïite des plastides variait avec les condiitionsde mili^eu.

EftroHvez-i'ous le besoin de parier de l'individualité de œs gouttes d'Iutile '? C'«st une <cliiose ibien fragiiile

VIE DF.S ÊTRE?; «OJiOrLASTinAinES

.[ue celte intlîviilualilc J'uiie goutle d'Imili? que l'on peut mécaniqucmeiU diviser en deux gouttes plus petites jouissant des mêmes propriétés; de même, pour aâ pjaslide qui provient, par bipartition, d'ua plastide identique et que l'on peut couper en deux parties égales (en comprenant !e noyau dans la sectiou) qui constitueront deux plasUdes plus petits jouissant des mêmes propriétés. M. Balbiani a obtenu jusqu'à sept stentors en coupant un stentor en sept parties.

Dans ie cas le plus général, tous les plsslidcs provenant par biparlilions successives d'un même plastide, sont identiques entre eux; il n'y a pas de caractères individuels qui nous permettent de distinguer l'un d'eux des autres ; cependant il s'introduit des différences individuelles dans le cas de plaslides mobiles dont chacun se trouve emporté par le basard de ses mouvements dans des parties différentes d'un milieu hétérogène. Ce qu'est un plastide au temps T, est fonction de ce qu'était ledit plaslide au temps Ta et de toutes les circonstances qui se sont rencontrées dans sa vie élémenlaire manifestée à chaque instant entre T^ et T,. Mais, entre deux plastides B, et fi., provenant au bout d'un certain nombre de bipartitions et de vicissitudes du même plastide A, il y a, au temps T„ des différences de même ordre que celles qui peuvent exister entre le plaslide 6, considéré au temps T, et le même plastide B, considéré au temps Tj; l'ensemble des caraclères propres à un plaslide, ce qu'on pourrait appeler l'individualité du plastide est donc, je le répète, quelque chose de bien fragile. Il est par conséquent bien difllcile de répondre à la question posée au commencement, de ce chapitre, question dont l'intérêt ne se comprend que si l'on attache une certaine importance k l'individualité du plastide; indépendamment de la mort qui est un phénomène de destruction, il est impossible de suivre l'individualité d'un plastide au delà d'une bipartition, et cette notion d'individualité est pluli^t nuisible et gênante pour la clarté du langage.

NOTION BE LrenlViniJALlTE DKS PUSTTDES 177

11 y a cepeûJant un cas où celle nolion d'iridividiinlili' a une eertaiae raison li'étre, c'est celui des înfusoii-es sénescents de Maiipas, maïs j'ai déjà dit qu'il est peutêtre illégilime de considérer les infusoires comme de simples plastides. Soient A et B deux infusoires qui viennent d'être rajeunis par karyogamie, chacun pour son compte; les plastides provenant de ,1 seront sénescents au bout de n hipartitions; je les appelle A„: ceux qui proviennent de B seront aonescents au bout de m bipartitions je les appelle £„. Tou» les A„ auroul entre eux des caractères communs qui manqueront aux Bm, puisque la conjugaison rajeunissante, possible entre un ^„ et un 6„ sera impossible entre deux H„ ou deux Bm- Les infusoires C et D qui proviendront par rajeunissement karyogamique d'un échange tie substance entre un .!„ et un fin pourront être différents l'un de l'autre et dillërents aussi de J et de fî; il y aura donc on le voit certains caractères individuels communs à tous les infusoires A, A,, A,... A„, qui proviennent d'un même infusoire entre deux rajeunissements karyogamiques. On peut voir là, en quelque sorte, une individualité qui ne dure que le temps restreint séparant deux rajeunissements; aussi quand Maupas a fait sa découverte delà sénescence des infusoires, bien des gens se sont écrié : « Voyez, chose merveilleuse, les protozoaires eux-mêmes ne sont pas immortels comme on l'avait dit I ■ Si on l'avait dit, on avait fait simplement un abus de mots, car ceux qui parlent d'immortalité et de mort pensent toujours aux hommes et aux animaux supérieurs et il n'y a rien de commun entre la mort des hommes et la mort des protozoaires de même qu'il n'y a rien de commun entre 1 individualité des vertébrés et l'individualilé accordée, dans le langage, aux bactéries et aux champignons. Ceux qui avaient parlé de l'immortalité des protozoaires, n'y avaient attaché d'importance que parce qu'ils y voyaient l'immortalité d'un moi d'une conscience, d'une individualité, et cela est vraiment bizarre, attendu qu'un protozoaire ne peu l être immortel (!*), qu'en se

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