ÉVOLUTION DE L'ES
i PLASTIlilîS
rozoMi'ea passent pat" des états dépourvus de noyau au cours de leur évolution individuelle ; mais, qu'il y ait acluellement des nionères transitoires ou définitives, cela ne nous empêche paa de pouvoir affirmer que pendant leur étal monérien elles assimilent et se déveioppeal el que, par conséquent, il a pu exister à une certaine période de l'hiâtoire da globe, dans des conditions déterminées, dess monères douées de vie élémentaire.
Ces monéres, transportées au hasard des courants, se sont trouvées dans des condiliouB iucessamment modifiées, d'une manière générale par le refroidissement, d'une manière locale par l'influence locale de la vie élémentaire manifestée ; elles ont donc naturellement évolué'; c'est-â-dire qu'elles ont donné naissance à des plastidea nuclécs, lesquels à leur tour se sont transformés en d'autres plastides, en se conformant aux variations du milieu. Un grand nombre de plastides d'espèces difTérenles peuvent ainsi provenir d'une espèce naguère unique de monèro, suivant les busards des conditions qu'ils ont traversées. Ces espèces sont distinctes par la nature chimique de leurs substances plastiques et, par suite, de leurs substances Q et Jî. Ainsi, tous les plastidea qui ont au terme M de leur équation {il), la substance appelée cellulose, sont des végétaux ; les autres sont des animaux. Parmi les substances II, il peut se présenter des corps qui, répartis ii la surface du proloplasina du plastide, sont susceptibles de souder entre eux deux plastides qui viennent de se séparer par bipartition; on aura alors, au lieu de plastides isolés, des associations coloniales de plastides. Or, considérons ce qui se passe dans la bipartition d'un plastide :
Un plan de scission apparaît, déterminé géométriquement par rapport à la forme du plastide pour une espèce déterminée, car il est bien certain que le plastide en voie de scission a encore une forme spécifique dépendant de la quantité d'un protoplasina de nature
(1) Sauf quand e
VIE DIÎS ETRES MONOl'LASTIDAIRES
spécirique. Les deux plasLides voisins qui résultent de la bipartition sont donc placés l'un par rapporta l'autre daas une situalion déterminée spéL'iiiqueinent ; s'ils restent accoles comme uous l'avons supposé, leur association a donc une forme spéciTique. Chacun des plastides de l'associalion continue son évolution ; mais, dans tout son développement, la présence du plastîde voisin entre comme une des condilions de l'équilibre; quand il a atteint la taille maxima, il se divise suivant un plan, déterminé par rapport k la forme de l'association dont il fait partie, et ainsi de suite ; la forme d'équilibre de l'association de plaatides ainsi obtenue est déterminée pour chaque stade, c'est-à-dire pour chaque nombre de plastides, et en rapport avec les conditions mécaniques extérieures. C'est une des raisons pour lesquelles on considère cette association comme un élre unique déterminé qui est l'être polyplaslidaire, métazoaire ou mélaphyte, et que nous étudierons dans la seconde parlie. On peut donc déjà prévoir qu'il y aura un rapport entre la forma d'un métazoaire et la composition chimique du proloplasma de son œuf, en tenant compte des conditions mécaniques extérieures, si aucun phénomène nouveau n'intervient ; mais, au cours de la multiplication, que, chez les méla^oaires, on appelle segmentation, tel plastide va se trouver à un moment donné, entouré qu'il est d'autres plaslldes, dans des condilions différentes de celles oii se trouve tel autre plastide plus superficiel par exemple dans la masse segmentée ; d'où des différences dans l'évolution de ces deux plastides, différences qui pourront se traduiri; petit à petit par des divergences de forme, de fonction,... etc. Ce sera la différenciation des tissus. Je ne lais qu'indiquer ici cette série de phénomènes (que nous étudierons en détail dans la seconde partie), pour montrer quelle importance il faut accorder dans l'évolution des espèces, aux substances du terme R de l'équation ii ; si l'une de ces subsLaiices agglutine les plastides entre eus, nous voyons naître les mélazoaires et les meta-
APPAJtmON DE LA Vit) ÉLÊMKNTAIRE
phytea ; ai l'une d'elles a desprûpriétés très particulières, elle détermine de grands groupes naturels : cellulose pour les végétaux, chitine pour les arthropodes et nématodes, liinicine pour les tuiiiciers, etc. En général, on verra que toutes les subalances extraites, des végétaux par exemple, sont d'une même famille chimt^iue (alcaloïdes des solanées, etc., etc.) pour une môme lamille morphologique de plantes, ce qui prouve de plus en plus que, pour les êtres polyplastidaires comme pour les plaslides isolés, il y a un lien indissoluble entre la morphologie et la physiologie.