‹ Théorie scientifique des couleursChapitre 109 sur 218 · DIAGRAMME DES COULEURS DE MAXWELL · texte numérisé non relu

DIAGRAMME DES COULEURS DE MAXWELL

couleurs fondamentales. Il les mettait aux trois sommets d’un triangle équilatéral, et déterminait comme nous l’expliquerons plus loin la position du blanc (ou du gris) dans l’intérieur de ce triangle. Toutes les couleurs que l’on peut obtenir en mêlant le rouge et le vert se trouveront sur la ligne qui joint ces deux couleurs; de même pour le vert et le bleu; de même encore pour le rouge et le bleu. La figure 100 montre ces couleurs disposées le long des côtés du triangle; elles sont aussi arrangées de telle sorte que les couleurs complémentaires se trouvent vis-à-vis l’une de l’autre ; le blanc est à l’intérieur du triangle, et le long des lignes qui joignent les côtés au centre se trouvent les différentes couleurs mélangées à une quantité de blanc toujours croissante en allant vers le centre. Les couleurs que l’on obtient en mêlant ensemble le rouge et le vert, ou le vert et le bleu, étant situées sur les côtés du triangle, sont par suite, comme règle générale, plus près de la position du blanc que les trois couleurs fondamentales placées aux trois sommets du triangle. Ceci représente géométriquement le fait que les teintes produites par le mélange de deux couleurs fondamentales sont plus pâles, ou mêlées de plus de blanc que les couleurs fondamentales elles-mêmes. En général, dans un diagramme de cette espèce, plus on s’éloigne du centre ou de la position du blanc, plus les couleurs qu’on trouve sont exemptes de blanc. La position angulaire des couleurs est arbitraire jusqu’à un certain point, puisqu’elle est déterminée en partie par le mélange et en partie par l’hypothèse que certaines teintes de rouge, de vert et de bleu représentent les couleurs fondamentales. Si nous prenions pour couleurs fondamentales le minium, le vert d’herbe et le violet, la position angulaire de toutes les autres couleurs serait immédiatement changée. Mais, en dépit de cette imperfection et d’autres encore, le diagramme des couleurs est précieux comme moyen d’étude, en nous permettant d’exprimer géométriquement et avec un certain degré de précision nos idées sur les couleurs. Il est facile, par exemple, à l’aide de ce diagramme, de déterminer le résultat que donnera le mélange de n’importe lesquelles des couleurs qu’il contient ou qu’il est supposé contenir; si nous mélangeons, par exemple, des quantités égales de rouge et de bleu cyané, la seule inspection de la figure montre que le résultat obtenu sera un pourpre blanchâtre; de même aussi, des parties égales de jaune et de bleu cyané donneront un vert blanchâtre (fig. 100). Nous pouvons faire plus encore à l’aide de ce diagramme : nous pouvons mêler ensemble un nombre quelconque de couleurs, et déterminer la position et par

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conséquent la teinte de la couleur résultante. Pour cela, nous choisissons deux quelconques des couleurs qu’il s’agit de mélanger, nous les joignons par une droite, et nous déterminons, comme nous l’avons expliqué plus haut, la position de la résultante; nous joignons alors la troisième couleur par une ligne droite avec le point que nous venons de déterminer, et nous trouvons la position de la seconde résultante, et ainsi de suite. On pourra voir dans l’appendice à ce chapitre tous les détails sur la manière de construire un diagramme de

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