‹ Théorie scientifique des couleursChapitre 130 sur 218 · DE ROOD · texte numérisé non relu

DE ROOD

Distances angulaires

Du rouge pur au vermillon 6°

Du vermillon au minium 10

Du minium à l’orangé 9

De l’orangé au jaune orangé 35

Du jaune orangé au jaune 28

Du jaune au jaune verdâtre 23

Du jaune verdâtre au vert jaunâtre 13

Du vert jâunâtre au vert. 22

Du vert au vert émeraude 10

Du vert émeraude au bleu très verdâtre ou au complément du carmin 18

LE CONTRASTE

Nous avons déterminé avec une certaine exactitude les couleurs des papiers dont nous nous sommes servi dans ces expériences, en les comparant à un spectre normal presque six fois aussi long que celui que donne un seul prisme de flint-glass, et en même temps brillant et pur (voy. le chapitre III). Le tableau suivant indique les positions de ces papiers colorés sur un spectre normal divisé de A à H en 1000 parties égales ; il donne aussi les longueurs d’ondes correspondantes :

Papiers colorés.

Ronge spectral (vermillon teinté

Position sur le spectre normal.

Longueur d’onde

en iuooooüo de mr

de carmin)

Vermillon (anglais)

Minium

Orangé

Jaune (chrome pâle)

Jaune verdâtre

Vert jaune

Vert

Vert émeraude

Bleu cyané n° 2

Outremer naturel

Outremer artificiel

Violet (violet BB d’Hoffmann) Un peu plus rougeâtre que le violet

du spectre.

Tout ce qui précède prouve d’une manière générale que l’effet du contraste peut soit nuire à certaines couleurs, soit les favoriser : il peut ou les faire paraître plus belles et plus précieuses , ou leur donner un aspect terne pâle ou même sale. Quand le contraste augmente la saturation apparente d’une couleur, nous avons le premier effet; quand il la diminue, c’est le second. Le diagramme de la figure 119 montre que la saturation diminue lorsque les couleurs qui contrastent sont voisines sur le cercle chromatique, et qu’elle augmente dans le cas contraire. On pourrait croire qu’il est facile de combattre les effets nuisibles de certains contrastes, simplement en rendant les couleurs au début un peu plus brillantes; mais il est loin d’en être ainsi. Le plaisir que cause un contraste favorable ne provient pas simplement de ce que les couleurs semblent brillantes ou saturées; il est dû aussi à ce qu’elles sont arrangées et accompagnéesde telle sorte qu’elles présentent plus que leur éclat naturel. Alors elles nous paraissent belles et charmantes, même lorsque leurs teintes-

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