COMBINAISONS BINAIRES ET TERNAIRES DES COULEURS
Dans cet ouvrage, nous nous sommes occupé jusqu’ici de faits susceptibles d’une démonstration plus ou moins rigoureuse ; mais maintenant nous sommes en présence de toute une série de problèmes qui ne peuvent être résolus ni par les méthodes du laboratoire, ni par les procédés rigoureux de la logique. Pourquoi une certaine combinaison de couleurs nous plaît-elle, et pourquoi telle autre disposition nous laisse-t-elle froids ou même nous choque-t-elle un peu ? Yoilà des questions auxquelles nous ne pouvons pas toujours répondre de manière à nous satisfaire nous-mêmes. Il est certain que le contraste favorable ou défavorable exerce une grande influence sur notre décision, comme nous le montrerons un peu plus loin; mais d’autres considérations obscures et même inconnnes nous influencent aussi quelquefois. Parmi elles, il faut peut-être compter des tendances héréditaires à rechercher ou à éviter certaines combinaisons de couleurs, ou même certaines couleurs isolées ; l’influence de la couleur générale du milieu dans lequel nous vivons ; l’éducation, et enfin une susceptibilité nerveuse plus ou moins délicate.
Nous donnons plus loin, sous forme de tableaux, quelques-uns des résultats fournis par l’expérience, et nous sommes heureux de déclarer ici que nous devons à MM. Brücke et Ghevreul un grand nombre des faits contenus dans ces tableaux.
Le rouge spectral 1 avec le bleu donne la combinaison la plus favorable du premier des deux.
Le rouge spectral avec le vert donne une combinaison énergique, mais un peu dure.
Le rouge spectral avec le jaune donne une combinaison médiocre.
Le rouge spectral avec le minium donne une mauvaise combinaison.
Le rouge spectral avec le violet donne une mauvaise combinaison.