INTENSITÉ
Quantité de lumière blanche fournie par chaque couple.
Carmin .
Vert bleu.
Vermillon.
Bleu vert.
Orangé.
Bleu verdâtre.
Jaune.
Bleu.
Jaune-verdâtre.
Bleu de France.
i&mie-verdâtre.
Violet.
Vert.
Pourpre.
On remarquera que nous avons essayé de disposer la série de façon que, dans chaque cas, elle donne, autant que possible, presque. la même quantité de lumière blanche, afin que sous ce rapport les disques soient à peu près sur un pied d’égalité. Pour le détail des couleurs dont nous nous sommes servi, nous renvoyons le lecteur à l’appendice à ce chapitre. Avec le secours de cette série de disques complémentaires, on peut produire rapidement des centaines ou même -des milliers de couples de couleurs complémentaires. Pour cela, il suffit de combiner un couple quelconque soit avec du blanc, soit avec du noir, soit enfin avec tous deux à la fois. Par exemple, tous les rouges plus foncés que le carmin peuvent s’obtenir en combinant le disque carmin avec différentes proportions d’un disque -noir, et les couleurs complémentaires correspondantes seront fournies par le disque vert bleu traité d’une façon semblable; de même, les rouges plus pâles que le carmin et leurs compléments s’obtiennent par l’addition d’un disque blanc; enfin, tous les gris rouges et les verts bleus complémentaires sont produits par l’addition d’un disque blanc et d’un disque noir à l’un ou à l’autre des deux disques colorés. Ceci montre que, bien qu’une série de disques de cette espèce donne une certaine peine au début, elle fait plus que compenser cette peine dans la suite, en nous fournissant rapidement une série étendue de couleurs qui sont ou réellement complémentaires sous tous les rapports, ou défec- PtOOD. 10
LES COULEURS COMPLÉMENTAIRES
tueuses seulement au point de vue de la luminosité, et cela à un degré facile à calculer.
Nous abordons maintenant un point qui, à première vue, pourra sembler étrange. Nous avons vu que chaque couleur a sa couleur complémentaire ; mais ce n’est pas tout : chaque couleur a un grand nombre de couleurs complémentaires différentes. Citons une expérience pour mieux nous faire comprendre. Supposons qu’il s’agisse d’étudier les couleurs complémentaires de celle de notre disque bleu vert : nous combinons ce disque avec un disque vermillon dont il est complémentaire, de manière à avoir 50 parties de bleu vert et autant de vermillon qu’il est nécessaire. Or, comme il faut bien moins de 50 parties de vermillon pour représenter le complément de notre bleu vert, nous remplissons avec du noir l’espace laissé vide par le vermillon. Après avoir été ajusté de manière à donner du gris, le disque présente la disposition qu’indique la figure 72; nous trouvons que 50 parties de bleu vert sont exactement neutralisées par 27 parties de vermillon, ce qui laisse 23 parties du disque à remplir par le .noir. Pour rendre visible ce complément du bleu vert, nous combinons un disque noir et un disque vermillon dans le rapport de 23 à 27, ou, ce qui revient au même, dans celui de 46 à 54, et nous le faisons tourner (fig. 73). Cela nous donne un rouge vermillon un peu foncé ; c’est là
Fig. 72. — Bien vert et vermillon Fig. 73. — Ce disque donne par rotation complémentaire. un des compléments du bleu-vert.
un des compléments du bleu vert. Si maintenant nous remplaçons le noir de la figure 72 par du blanc, le rapport étant ^toujours celui de 46 à 54, nous obtenons une couleur de chair rougeâtre clair, qui présente une apparence toute différente du rouge foncé obtenu précédemment, mais qui est cependant le complément exact de notre bleu vert, puisqu’elle contient la même quantité de rouge. Si nous remplaçons peu à peu par du blanc les 46 parties de noir, nous obtien-