‹ Théorie scientifique des couleursChapitre 88 sur 218 · COULEURS EMPLOYÉES POUR LA SÉRIE DES DISQUES COMPLÉMENTAIRES · texte numérisé non relu

COULEURS EMPLOYÉES POUR LA SÉRIE DES DISQUES COMPLÉMENTAIRES

Carmin préparé pour l’aquarelle ; pour le bleu vert complémentaire, un mélange de bleu de cobalt et de vert émeraude.

Vermillon préparé pour l’aquarelle ; pour son complément , les mêmes couleurs que ci-dessus, mais en d’autres proportions.

Ainsi, pour les deux premiers couples nous pouvons employer deux de nos couleurs les plus intenses et les plus saturées ; mais ceci n’est pas possible pour l’orangé et le jaune sans produire des disques d’un autre ordre que les précédents, ou sans obtenir des disques qui présenteront de plus grandes différences de luminosité que celles qui ont été tolérées dans le tableau contenu en ce chapitre. Par exemple, nous avons produit avec un mélange de minium et de jaune indien une belle couleur orangée que la plupart des peintres auraient, ce me semble, considérée comme allant bien avec le carmin et le vermillon ; ou, s’ils y avaient fait quelque objection, c’aurait été plutôt à cause de son manque d’intensité. En représentant par 100 l’intensité de cet orangé, nous trouvons pour celle de son complément — bleu de cobalt et vert émerande — seulement 4,7, chiffre inférieur à tous ceux du tableau. Cependant ces deux couleurs ont donné un blanc semblable à celui qu’on obtient en mêlant à l’aide des disques 36 parties de blanc et 64 de noir ; et ce nombre est bien plus élevé que ceux qu’admet le tableau. Nous avons donc rejeté cette combinaison, parce qu’elle péchait sous deux rapports, et nous l’avons remplacée par un orangé assez terne. Cet orangé terne a parfaitement fait équilibre au bleu cyané son complément , et la réunion des deux couleurs a donné 27 pour 100 de lumière blanche, résultat parfaitement d’accord avec la moyenne, et qui montrait que, sous le rapport de la luminosité, ce disque orangé appartenait à notre série plus que le précédent. Le

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