ILOTES
et Ift vide affreux (p. 174). Didon, après la fuite d*Enée, sait trop que son inquiétude naît de Famour ; et Irus attendant les restes de la table de Pénélope , sait bien que son vide affreux est le vide de l'estomac et non de Tâme.
Lorsque j'aurai fait connaître les trois passions distributives , chacun pourra analyser exactement ses inquiétudes , ses vides affreux, et conclure que le seul remède est dans le mécanisme des Séries passionnelles , qui , par un développement combiné des douse passions y transforme les inquiétudes en chttrme perpétuel, et ne laisse au cœur humain d'autre vide que celui du temps ; que le regret de n'avoir pas des journées de 48 heures an lieu de 24, pour suffire à l'immense variété de plaisirs qui naissent de l'état sociétaire.
Quant à présent , cet état de privation habituelle rallie tous les individus au désir de métempsycose composée, au souhait de revivre avec [a. fortune, la vigueur, la longévité, dans un monde plus juste et mieux organisé.
Lorsqu'une volonté est si généralement prononcée , on doit en conclure qu'elle est destin essentiel de l'homme. Si elle ne devait pas être satisfaite , il n'existerait aucune proportion entre la destinée et l'Attraction : Dieu serait inhabile en régime distributif de cette Attraction qu'on voit pourtant répartie en juste mesure dans toute la nature animale et végétale , depuis les concerts des astres jusqu'à ceux des animaux industrieux, castors, abeilles, etc. , qui , opérant géométriquement , par le seul stimulant de l'Attraction passionnée , nous démontrent qu'elle est coordonnée aux mathématiques, et répartie en juste proportion avec les destinées. Cet indice deviendra certitude quand on connaîtra en plein la théorie du mouvement.
Quant à présent, pour aperçu de l'immortalité et du mode d'exercice , il suffit de consulter les attractions....
Ulter. — Des aperçus d'immortalité composée , essayons de nous élever à la bicomposée , aux rapports de nos âmes avec la grande âme planétaire dont nous partagerons le sort pendant l*éteniité ; nos âmes étant des émanations de la sienne , comme nos corps sont des parcelles du grand corps nommé la Planète, qui est un ôtre androgyne.
JVotre siècle , qui admet en princ\\ke t^ue tout est lié dans le
NOTES. Ittl
système de la nature, qu il y a unité entre ses parties, prétendrat-il qu'il n'existe pas de relations entre les âmes humaines Cf la grande âme planétaire? Autant vaudrait avancer qu'il n'existe pas de rapports administratifs entre César et cent millions d'hommes soumis à son sceptre, ou bien qu'il n'y a point de rapports entre les feuilles d'un arbre et le corps ou tige qui leur distribue ses sucs et en reçoit d'elles.
SI pendant quelques années consécutives on laisse dévorer les feuilles parles cl^enilles , l'arbre languira et périra : même relation s'établit de corps et d'âme entre une planète et ses habitants ; leur retard en échelle sociale cause le déclin matériel de la planète ; aussi voyons-nous la nôtre en dégénération climatérique très-rapide , par effet du retard d' avènement à l'Harmonie. Ce vice devient plus sensible chaque année.
Entre la grande âme et les petites on humaines , il existe une échelle d'âmes de divers degrés auxquels on s'élève successivement après la mort, comme on s'est élevé en cette vie. Sans cette analogie entre le sort des défunts et des mondains, l'unité de système n'existerait pas. Laissant à part l'analyse de ces degrés , traitons ici du plus élevé, qui est l'âme delà planète, la grande AME , ou âme pivotale.
C'est un sujet peu intéressant pour la multitude, que le sort de cette grande âme planétaire dans l'éternité future et passée. Les lecteurs , peu exercés à porter si loin leurs vues , préféreraient qu'on les entretînt du sort de nos menues âmes dans l'autre vie où nous'tendons.... Je cède à leurs intentions : mais qu'ils me permettent , pour la régularité , un article très-court sur le sort de la grande âme.
YY — A l'époque du décès de la planète , sa grande âme , et par suite les nôtres , inhérentes à la grande , passeront sur un autre globe neuf, sur une comète qui sera4mplanée, concentrée et trempée. Les petites âmes , achevant par le décès leur carrière individuelle , estimée pliis haut à 400 alternats ou stations en l'une et l'autre vie , perdront la mémoire parcellaire des métempsycoses , puis se confondront et s'identifieront avec la grande âme. Nous ne conserverons alors qu'un souvenir du sort général de la planète pendant ses quatre phases. Le souvenir des métempsycoses cumulées deviendrait , à la longue , insipide et confus : ce ne serait bientôt qu'un abîme de menues réminiscen-
ces ; il conviendra qae la mémoire en soit bornée à des sommaires et des époques.
Lorsqu'une âme planétaire se sépare de son globe défunt, elle s'adjoint à une jeune comète non encore implanée ; c*est pour elle une décadence , comparativement aux fonctions bien supérieures d'une planète. La durée de carrière cométaire n'est guère que de i/8^ en rapport de la carrière planétaire. Lorsque la comète est mûre et suffisamment rafQnée , on Timplane, et son âme recommence une carrière d'harmonie sidérale.
La grande âme, après avoir fourni une échelle d'existences dans plusieurs planètes parcourues de la sorte et dont elle a occupé successivement les corps , doit s'élever en degré : c'est-àdire que si elle a été pendant un temps suffisant âme de satellite, elle devient âme de cardinale, puis âme de prosolaire, pois âme de soleil , et ainsi de suite ; elle parcourt encore des degrés bien autrement élevés , car elle devient âme d'univers , de binivers , de trinivers , etc. ; mais n'engageons pas le lecteur dans une région si éloignée de sa portée.
Lorsqu'un univers est en vibration descendante, les âmes de ses astres vont en déclinant sur l'échelle des grades ; mais notre univers est en vibration ascendante , état de jeunesse , et nos âmes croîtront en développements pendant plusieurs milliards d'années.
Je me borne à cet article pour en déduire la conclusion d'immortalité bicomposée , et fondée sur ce que les métempsycoses auront lieu pour la grande âme passant de planète en planète, comme pour les petites âmes , qui en définitive s'amalgameront avec elle ; fusion qui aura lieu au décès corporel de la planète, à l'époque nommée vulgairement^» du monde.
W — Môme échelle progressive sur l'état antérieur des âmes planétaires et cométajres , l'éternité étant sans bornes au passé comme au futur.
J'ai été bref sur les relations des grandes âmes. Ramenons le lecteur sur le sort des petites âmes dans leurs trois existences :
La cis-mondaine ou vie passée ; La mondaine ou vie présente ; La trans-mondaine ou vie future.
n est inutile de s'occuper de la vie passée , puisque ses déve-
NOTES. i93
ioppements ont été , en sens inverse , les mêmes que ceux de la vie future. , que je ne désigne pas , selon Fusage « par le nom de vie céleste ; car les âmes dans Tautre vie sont bien plus que dans celle-ci adhérentes au globe terrestre , dont elles parcourent Tintérieur pour y fonctionner en divers sens et en divers degrés.
La vie trans-mondaine est à la présente ce qu'est la veille au sommeil. La veille est un état composé , où nous combinons Texercice des deux facultés corporelle et animique. Le sommeil est un état simple , où le corps n'obéit pas à Fâme : c'est une scission entre le corps et Tâme. Celle-ci dans l'état de sommeil tombe en déraison, et n'ji communément que des pensers vagues dont elle reconnaît au réveil le ridicule.
Par analogie , nos âmes en cette vie sont sujettes aux erreurs les plus grossières , et dans l'autre vie elles sont douées de sagesse et de haute intelligence.
La durée des stations ou alternats de l'une à l'autre vie est en même rapport que celle de la veille au sommeil : or, la veille comprend au moins les 2/3 de notre existence ; et , par analogie , le séjour périodique de nos âmes dans l'autre monde est double des stations qu'elles font en celui-ci , où le moyen terme de la vitalité est estia>é 30 à 33 ans. De là vient que j'ai compté plus haut sur un alternat de. métempsycose dans le cours d'un siècle, en supposant 33 ans de vie mondaine et 66 de vie transmondaine. Ce terme n'est point uniforme , et peut, comme icibas, varier du tiers au triple ; soit 20 ans de station pour telle âme , et 200 ans pour telle autre.
L'âme humaine étant de nature harmonienne et différente de celle des bêtes , elle ne peut pas stationner dans les corps des animaux. Ils ne sont pas moules d'harmonie, mécaniques à douze passions ; ils ne sont que moules partiels , touches disséminées , coffres d'âmes simples, réduites à certaines branches de passions; et, par suite, le corps d'un animal est inapplicable à une âme humaine , possédant comme Dieu lé clavier intégral des douze passions. Si un corps animal pouvait les contenir, il se trouverait unitaire avec Dieu , et admis à l'usage du feu ou corps de Dieu, dont les emplois sont interdits à l'animal , parce qu'il est hors d'unité divine. Aussi n'est-il pas admis à l'honneur de connaître Dieu et de se rallier intentionnellement à Dieu.
La vie présente étant à l'autre vie ce qu'est le simple au com-
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posé f nous avonf dans l'autre vie double exercice de méiaeire , et dans celle-ci double lacune de mémoire , parce que le mode simple conduit à la fausseté, qui est toujours dupliqtte ' ; la vérité est toujours dualisée (sauf rares exceptions).
En conséquence , nous ne pouvons avoir souvenir en ce monde ni des existences mondaines passées ni des trans-mondaines , tandis que dans Fatitre vie nous aurons la mémoire des unes et des autres.
Ainsi , dans un rêve , nous ne nous rappelons ni les songes passés , ni régulièrement les journées passées , car nous confon* dons en rêve les temps , les lieux et les choses , tandis qu ea état de veille nous nous rappelons distinctement et les songes et les veilles passées.
Les âmes dans l'autre vie prennent un corps formé de Télé* ment que nous nommons Arôme , qui est incombustible et bomo» gène avec le feu. Il pénètre les solides avec rapidité , comme on le voit par l'Arôme nommé fluide magnétique, circulant dans les rocbes intérieures et au centre des mines aussi rapidement qu'en plein air.
L'effet est prouvé par l'aiguille aimantée , que le fluide magnée tique dirige au sein des roches les plus épaisses. .
Le corps des défunts est aromaUétbéré , c'est-à-dire qu'à la substance aromale dont il est formé se joint une aut^e substance de l'élément nommé Ëther , qui est la portion subtile et supérieure de notre atmosphère.
L'Ether, combiné avec l'Arôme, forme des corps pleinement homogènes avec le feu et l'intérieur brûlant du globe,, que parcourent dans leurs fonctions les ultra-mondains de divers degrés.
Les ultra-mondains ne sont point égaux : la sainte égalité philosophique ne règne pas plus dans l'autre monde que dans celui-ci.
Les trans-mondains sont de 12 degrés, dent 5 mixtes, et ces degrés ne sont point grades de faveur , mais grades de fonctions. Le l^i* degré , bas pivot, est occupé par nos âmes en ce monde.
' Les expressions duplique, dupliquer, sont indispensables en théorie des passions : les mots double, doubler, n'exprimeraient point la duplicité d'action ; double se prend eu bonne comme ou mauvaise part ; il est générique : mais si l'on passe du g^nre aux espèces, il faut employer, en bonne part, dualis r, qui suppose le concert de deux éléments, et, en mauvaise part, dupliquer^ pour exprenion de lear discorde.
Saivent onze échelons d*dnrips trans-mondainos : total i% I/octave est fermée en 13*^ degré, haut pivot, par la planète même, la grande âme adhérente au corps de Fastre. Eti le Quittant elle est comme nous sujette à la mort et à la souffrance , parce que son corps est tout à la fois d'espèce terre-aqueuse et éther-aromale.
Les âmes de tous degrés participent dans l'autre vie aux sensations corporelles de la planète ; elle est languissante et presque malheureuse, tant que dure Tétat de limbe social, état commun à la grande âme comme aux âmes individuelles. Cet état réduit la grande âme, et par unité le grand corps planétaire, au rôle de lépreux y êtres infectés de contagion physique et morale, séquestrés du monde céleste , privés du commerce aromal avec les autres astres. Ceux-ci risqueraient l'infection s'ils communiquaient en plein avec une planète
Engagée en limbes ascendants ,
Ou retombée en limbes descendants.
Dans l'une et l'autre phase, estimées à 1/9^ de carrière, l'astre est en état de contagion aromale , et les autres astres le tiennent en quarantaine quant aux communications. L'on se borne à lui fournir amplement le nécessaire aromal y comme à un navire pestiféré à qui on donne, sans contact, ce dont il a besoin pour subsistance et traitement, et même pour agrément. Les astres suivent entre eux pareille méthode en cas de contagion aromale causée par l'état subversif.
Les relations sensuelles des planètes s'opèrent , quant au matériel, par cordons aromaux...
Les âmes des défunts (âmes plus vivantes que les nôtres) sont aussi malheureuses que nous , tant que dure l'état de gêne et de quarantaine que je viens de décrire : ces âmes jouissent pourtant de divers plaisirs qui nous sont inconnus, entre autres le plaisir ô^ exister et de se mouvoir. Nous n'avons pas connaissance de ce bien-être , comparable à celui d'un aigle qui plane sans agiter les ailes. Tel est dans l'autre monde l'état des défunts ou trans-mondains ; pourvus d'un corps aromal bien plus léger que l'air, ils planent dans l'air, et de plus dans l'épaisseur de la terre, dont ils peuvent sans obstacle traverser les rochers les plus compactes.
Il nous arrive parfois, pendant le sommeil, de goûter ce plaisir, ce bien-être du corps parcourant un espace immense avec plus de
nous être surpris de n'avoir Tien découvert sur rinfiraortalité, et notamment sur son premier dejjré qui est la métempsycose?
Le peu que j'en laisse entrevoir doit relever les espérances de ceux qui se plaignent d'incertitude sur l'autre vie, et qui s'épouvantent à juste titre de cette éternité, dont on n'a su indiquer aucun emploi satisfaisant.
Au déclin de l'âge, on réfléchit sur ce dénouement, et ne sachant qu'en penser, on se \eiie par frayeur dans les bras de la religion. Ce n'est point par crainte, mais par amour, que le Créateur veut nous rallier à lui (et tel est le xœn de la Religion ellemême) ; c'est par garantie de plaisirs variés à l'infini , pendant l'éternité comme pendant cette vie.
Loin de ces terreurs outrageantes pour Dieu , les Harmoniens l'aimeront, dans le jeune âge, en reconnaissance du bonheur dont ils jouiront, et du bel ordre qu'ils verront régner dans les conceptions sociales divines. Us l'aimeront dans l'âge déclinant, par conviction des nouveaux biens qu'il nous prépare en migration ultramondaine. Sa tactique, pour conquérir notre amour, est de nous ménager toujours plus de bonheur que l'homme n'en peut concevoir et désirer. C'est à nous à recueillir les fruits de sa générosité, en organisant sans délai l'ordre fortuné qu'il a assigné & nos relations.
Nous allons faire un pas de géant dans la carrière sociale. En passant immédiatement de la Civilisation à l'Harmonie, nous échappons à vingt révolutions qui pouvaient ensanglanter le globe pendant vingt siècles encore, jusqu'à ce que la théorie du destin sociétaire eût été découverte. Nous ferons un saut de deux mille ans dans la carrière sociale, sachons en faire un semblable dans la carrière des préjugés : repoussons les idées de médiocrité, les désirs modérés que nous suggère Timpuissante Philosophie. Au moment où nous allons jouir du bienfait des lois divines, concevons l'espoir d'un bonheur aussi immense que la sagesse de Dieu qui en a formé le plan. En observant cet univers qu'il a si magnifiquement disposé, ces milliards de mondes qu'il fait rouler en harmonie, reconnaissons qu'un être si grandiose ne saurait «e concilier avec la médiocrité, et qu'on lui ferait injure, si on attendait de lui des plaisirs modérés en ce monde ou en l'autre, des biens médiocres dans un ordre social dont il sera l'auteur.
(Extrait du 2*' volume de Lu Fausse Industrie. )
CARRIERE DE TRANSMIGRATION DES AMES, En vie terrienne ou simple , et vie céleste ou COMPOSEE.