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Basse enfatice.
Nous avons déjà dit comment, dans la Phalange, les tout jeunes enfants sont réunis, sous la surveillance de la corporation des bonnes, dans quelques salles bien aérées,
pèce humaine : les natares mollet se soumettent facilement à la force , mais on n'en peut obtenir de grands efforts ; les natures énergiques et généreuses se révoltent contre l'injustice , et la violence les rend indomptables : elles entrent en guerre ouverte contre le pouvoir inintelligent qui n'a pas su ea tirer parti. (NotedeU3«édit.)
THÉORIE SOCIKTAIRB. 97
chauffées convenablement pour qu^on puisse les y tenir en vêtement léger. Indépendamment des deux catégories de nourrissons et de sevrés, ils sont encore distingués suivant leurs dis[K>sitfons pacifiques et tranquilles ou malignes et criardes , non - seulement pour que les uns ne nuisent pas au repos des autres ; mais encore ponr que les personnes chargées de les. soigner se partagent elles-mêmes la tâche suivant leurs propres aptitudes^ et inclinations. Les bonnes les plus patientes et les plus douces s'attacheront au service des enfants les plus difficiles , sûres d*en être récompensées soit par Thonneur qui leur en reviendra, soit par une rétribution plu» forte de la part de la Phalange , soit pur une reconnaissance plus vive de la part des parents. Dans les salles, sont suspendues des nattes élastiques, présentant des cavités où peut se caser chaque enfant sans gêner ses'voisins, dont il est séparé par des filets placés de distance en distance, qui ne Tempêchent ni de voir autour de lui, ni de se mouvoir en liberté. Pour promener tout ce peuple enfantin ^ Fon se gardera bien de détourner de leurs travaux le tiers des fenunes de la Phalange ; on aura des voitures transportant l'appareil de nattes que nous venons de décrire ou tout autre appareil remplissant le même usagé. Ce sera , si Fon veut, une sorte de nid mobile où, sous la maternelle sollicitude de deux ou trois surveillantes, la jeune couvée s'ébattra joyeuse à la douce influence d'un rayon de soleil printanier.
Les enfants sont visités chaque jour par le médecin et le dentiste, qui donnent les mêmes soins au pauvre et au riche, rétribués qu'ils sont par la Phalange et non point par les particuliers. An lieu d'être proportionnée au nombre des malades et à la durée des traitements , ce qui place le médecin dans la singulière position d'avoir intérêt à ce qu'il y ait bel et bien des maladies, cette rétribution est en raison inverse du nombre de celles-ci, en raison directe par conséquent de la bonne santé que les médecins savent
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maintenir dans la. population confiée à leurs soins^ Ainsi la médecine sera surtout préventive ; elle disposera dans œ but de tous les moyens hygiéniques sur lesquels son action est à peu près nulle aujourd'hui , Fhomme de Tari B*étant appelé que lorsque le mal existe, ou plutôt lors-, qa^il a fait déjà de notables progrès.
Cette première phase de Tenfance, q^i nous a jusqu'ici occupés, est aussi celle de la première éducation des s^ns; toutes les impressions qui pourraient en léser ou en fausser les fonctions doivent être soigneusement évitées. Une personne qui viendrait chanter faux au milieu de nos marmots serait repoussée comme si elle apportait une maladie contagieuse. « Dès le berceau, dit Fourier, on habituera Fenfant à la justesse d'oreille en faisant chanter deê trio» et quatuors dans les salles des nourrissons, en promenant les poupons d'un an au bruit d'une petite fanfare à tontes parties. On aura de même d^s méthodes pour joindre le raffinement auditif au raffinement musical , pour donner aux enfa^nts la finesse d'ouïe qui distingue le Sauvage, et pour exercer de môme les autres sens. On prendra doB précautions pour former l'enfant de bonno heure à )a dextérité, pour prévenir l'emploi exclusif d^une main et d'un bras, qui condamne l'autre bras à une maladresse perpé** tuelle. »
Il s'agit ici, comme on volt, de l'emploi ^e la gyn^nfl^"^ tique ou somascétique intégrale, qui sera d'ai|leur9 ^^condée ou mém^ suppléée (J^ plus en plus, à me$urç que l'enfant avancera çn âge ^ par la grande variété des fonc-* tions industrielles, exerçant alternativement tontes l^s puissances musculaires, tontes les parties du cqrps.de chaque jeune Harmonien*
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