‹ Théorie sur la stabilité des hautes cheminées en maçonnerieChapitre 4 sur 14 · M. CARRÉ · texte numérisé non relu

M. CARRÉ

Vent très fort .

Vent impétueux .

Grande tempête .

Ouragan .

Ouragan qui renverse les

édifices .

M. Rankine admet que la résultante des pressions exercées par le vent sur les éléments d’une surface cylindrique, dont les génératrices sont perpendiculaires à la direction du vent, est égale à la moitié du produit de la pression par mètre carré sur une surface plane normale, multipliée par la surface de la section diamétrale du cylindre. Il y a aussi le rapport -f entre la pression d’un liquide sur une surface plane perpendiculaire aux filets et la résultante des pressions sur un cylindre circulaire qui aurait la première surface pour section diamétrale.

Supposons que la pression normale à un élément de la surface cylindrique considérée est égale au produit de la pression sur une surface normale, multipliée par le sinus de l’angle formé par la direction du vent et le plan tangent à la surface cylindrique. D’après cette hypothèse on trouve que la résultante des pressions est égale

à la fraction ^ du produit de la pression sur une surface

normale, multipliée par la section diamétrale. Ce coefficient provient de l’intégrale J sin2 a da. Il est à peu

près égal à | . Mais on remarque que dans cette circonstance on ne tient pas compte de l’action sur les filets voisins de la composante de la pression du vent qui est tangente à la surface cylindrique. Le coefficient * est certainement trop fort.

M. Rankine admet que la pression produite par un ouragan est 268 kilogrammes par mètre carré d’une surface plane normale à la direction du vent. Il admet que sur une surface cylindrique la résultante des pressions est égale à 134 kilogrammes par mètre carré de la projection sur un plan diamétral. C’est ce nombre qui est introduit dans les calculs suivants.

MÉTHODE POUR LA RÉSOLUTION DU PROBLÈME DE LA STABILITÉ DES HAUTES CHEMINÉES.

b. Pour l’étude des constructions en maçonnerie, on emploie des courbes de pressions, et cependant il est possible défaire usage avec plus de simplicité et de précision des équations générales de la statique; et, dans le cas où l’on suppose que les déformations sont planes, on peut se servir de la formule de la flexion plane. Cette dernière résulte des équations générales de la statique appliquées au cas de déformations planes, quand on suppose uniquement avec cela que les forces moléculaires, développées entre deux points matériels de la masse

considérée, sont proportionnelles à leur écartement. Il est complètement inutile de supposer des fibres longitudinales dans la structure d’un solide. C’est ce dont on se convaincra en reprenant l’étude de cette formule, et en déduisant de cette formule les règles de la méthode dite des courbes de pression.

6. On admet, dans l’étude des travaux de maçonnerie, qu’un joint peut s’ouvrir, et que la pression ne se répartit que sur la portion non ouverte du joint. Cela revient à supposer qu’on ne tient aucun compte de la résistance de la maçonnerie à l’extension. Cette hypothèse d’un joint qui s’ouvre est rejetée de ce travail, parce qu’elle revient à considérer, comme étant toujours dans le même état, un joint qui s’est ouvert plusieurs fois et en plusieurs points, par l’effet du déplacement des charges.

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