‹ Théories, 1890-1910Chapitre 18 sur 48 · ZIEGLER · texte numérisé non relu

ZIEGLER

tout à fait insupportable. C'était, d’après Amaury-Duval, l’homme qui voulait arriver; il est arrivé à peindre à fresque la coupole de la Madeleine, avec une emphase et un mauvais goût plus dignes de l'atelier de Delaroche que de l’école d’Ingres. Sa vue ayant baissé, il s’adonna à la céramique. La forme et la matière de ses vases fabriqués à Beauvais ne révèlent pas plus de dons que sa peinture. En revanche, le théoricien est à lire. C’est lui qui émit l’opinion vulgarisée par Ch. Blanc sur l’harmonie du drapeau tricolore par les proportions, par les quantités relatives des trois couleurs. Son ouvrage sur la Céramique est plein d’idées de ce genre, et orienté, comme il convient à l’époque dont nous parlons, vers l’analogie universelle : analogie entre le blanc et le noir, la ligne droite et la ligne courbe, le vrai et le faux... Singulières rêveries d’un peintre qui eut du moins le mérite de s’intéresser un des premiers à des questions d’art appliqué, sans penser déchoir !

Les frères BALZE

ont fait de bonnes copies, les Loges, les Stcinze; les unes sont à l’École des Beaux-Arts ; les autres sont exposées aux intempéries du climat parisien sous les portiques des Invalides. Ils ont peint sur lave émaillée et sur carreaux de faïence. On verra avec plaisir, sous le porche de Saint-Augustin, les tondi agréables où Paul Balze a mis à profit les souvenirs de son long commerce avec Raphaël.

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