‹ Théories complètes du chantChapitre 49 sur 53 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Quoique je livre ici le résultat de vingt ans d'études persévérantes et de profondes méditations, je suis loin de me flatter d'avoir produit un travail parfait. Mais j'ai du moins réuni les principes épars d'une science qui n'avait pas encore eu son écrivain. J'espère que, dans un avenir plus ou moins rapproché, d'autres rhéteurs ajouterons à mes préceptes le fruit de leur expérience, et qu'un jour le mécanisme de la vocale aura des règles fondamentales et sûres, auxquelles les professeurs de piano qui montrent à chanter ne pourront plus substituer leurs méthodes particulières, sans exposer leur fortune à des dangers capables de balancer ceux qu'ils font aujourd'hui courir à leurs élèves.

Car, — ceci est mon dernier enseignement , — les formes du chant, ses tendances et son esthétisme sont sujets aux variations du goût et de la mode. Le temps les a modifiés et les modifiera sans doute encore. Mais le mécanisme qui repose, lui, sur des données physiques et sur l'observation de la nature, procédera toujours des mêmes moyens et des mêmes principes. On en perfectionnera les théories, dans ce sens qu'on les rendra plus lucides et plus saisissantes. Quant à la science elle-même, on ne la changera jamais.

Page 1