‹ Théosophes et théosophieChapitre 9 sur 10 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Telle étant la doctrine, et telles les merveilles — (]a moins les plus connues — de la théosophie, l'on n'a pas à chercher loin la conclusion de cette étude. La transformation que M^^ Besant est en train de faire subir à la Société ne saurait donner le change sur ses origines, sa direction et sa portée. Objet de science ou de foi, les affirmations théosophiques ne sont défendables ni en raison, *ni en histoire, et beaucoup moins sont-elles conciliables avec une religion positive quelconque. Si vague que soit son cadre doctrinal, la religion de la Sagesse est liée nécessairement à un panthéisme émanât iste qui la condamne ; si accueillants que soient ses principes, ils ne sauraient accepter les rites du christianisme qu'en les vidant de toute efficacité et de toute signification chrétienne ; si osés que soient ses maîtres, ils n'échappent au soupçon de jonglerie préméditée que pour retomber dans les essais, périodiquement repris et constamment infructueux, tentés pour galvaniser l'une des formes périmées des religions de rinde. Bouddhisme dissident, ou brahmanisme modernisé, la théosophie reste un compromis incohérent entre la doctrine de l'universelle illusion et les espoirs d'immortalité, enracinés dans l'âme occidentale par vingt siècles de christianisme. Son mysti-

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cisme est une odieuse contrefaçon, son occultisme une duperie, son exotisme une façade. Sans points d'appui dans l'iiistoire, qu'elle récrit effrontément, sans lumière pour l'esprit, qu'elle égare dans un dédale de visions contradictoires, elle finira comme ces obscures et raffinées sectes gnostiques, dans lesquelles elle a reconnu ses ancêtres... Dieu garde les âmes inquiètes des illusions du Lotus bleu !

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