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PREMIÈRE PARTIE

droit où étaient les premiers et le plus près possible des sourcils. Dès qu'ils seront également secs, on en mettra encore un à la suite des derniers, un de chaque côté, de manière qu'ils viennent presque se toucher au milieu du front et toujours le plus près possible des sourcils. Lorsque ces six vésicatoires auront été ainsi appliqués, on en apposera encore six autres de la môme manière, en commençant également par les tempes, et ainsi de suite, s'il est nécessaire. Nous croyons inutile de faire observer que cette méthode ne doit être employée que lorsqu'on aura suffisamment combattu les causes certaines ou probables de l'amaurose, et dans les cas où l'on no découvre aucune cause prochaine rationnellement admissible, ce qui est f' plus ordinaire. Ainsi, une fois pour toutes, nous déclarons qu'en général nous ne nous occuperons point directement des 'iiwdicalions éllologiqucs; nous les supposons toujours faites, et d'ailleurs notre sujet ne le demande pas.

Voici, entre autres, un fait que nous nous rappelons encore assez nettement. Il y a cinq à six ans, on conduisit chez nous un homme atteint d'amaurose. Nous lui ordonnâmes les vésicatoires, et au bout d'une quinzaine de jours il voyait déjà pour se conduire. Ce mieux s'est soutenu pendant quelques années, et a permis au malade de faire tous les jours

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sa partie de domino. Il a toujours depuis entretenu un vésicatoire à la nuque.

Nous nous proposons de faire prochainement l'essai de la cautérisation de la circonférence de la cornée avec le nitrate d'argent, pour combattre la mydriase et l'amaurose reconnue rebelle à tous les moyens ordinaires. D'après les expériences de MM. Serres de Montpellier et d'Uzès, la cautérisation de la cornée détermine constamment et presque à l'instant la contraction de la pupille, et excite par conséquent la rétine. (Voir Id^ Revue médicale, août 1830.)

Jusqu'à présent nous n'avions employé que les vésicatoires seuls, pansés au cérat, et cette médication a été évidemment utile. Maintenant, dans les cas graves, nous combinons cette méthode avec celle déjà employée par Walson, Liston, Middlemore, Miquel, etc., c'est à dire celle de la strychnine par absorption endermique d'après la formule suivante :

Pr. Strychnine 50 cenligram.

Amidon 2 gram.

Mêlez très exactement, et divisez en cinquante petits paquets.

Pendant toute la première semaine on n'emploiera qu'un paquet par jour, le matin seulement.

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