DEUXIÈME PARTIE
d'autres malades réputés phthisiques par le vulgaire et même par quelques-uns de nos élèves, et que cependant nous n'avions pas jugés tels, mais plutôt atteints de pneumonies ou de pleurésies chroniques très graves et anciennes, ou plutôt de phthisies purement mu({ueuses, c'est à dire de catarrhes pulmonaires chroniques graves et dégénérés en phthisie apparente. Dans tous ces cas, la base du traitement, c'étaient des exutoires ou des suppurations thoraciques avec la gelée de lichen et le régime féculent et lacté, et les malades ont guéri. Ceci nous rappelle entre autres un lait frappant : Il y a douze à quinze ans, on nous amena un jeune homme qui nous parut dans un état désespéré; le mal avait débuté par une douleur de côté assez vive qui avait fini par se dissiper au moins en grande partie ; mais depuis étaient survenus fièvre hectique, oppression considérable, marasme avec matité presque complète de tout le côté primitivement douloureux (pleurésie chronique avec épanchement) . Persuadé que le malade était sans ressource, sans nulles forces et presque exsangue, nous ne voulûmes pas ftiire mettre le séton de peur qu'il ne restât entre les ])ras de l'opérateur; on se borna à conseiller l'application d'un large vésicatoire. Le père de l'enfant, ayant compris que le séton était le seul remède efficace à tenter, le lit appliquer en déL^e.si)oir de cause aus-
lia THÉRAPELTIQLE APPLIQUÉE.
sitôt qu'il fut de retour chez lui. Deux ou trois mois après, le jeune homme fut guéri au point de pouvoir travailler. Nous avons vu depuis plusieurs autres faits presque semblables.