DEUXIÈME PARTIE
toutes les deux heures. Au bout de vingt jouiri, on peut doubler la dose de bicarbonate de soude (1). Dans le cas où cette tisane serait sans effet, ce qui est assez rare, on pourrait avoir recours à la poudre de busserole ou raisin d'ours {uva iirsi) , qui semble calmer quelquefois les douleurs causées par les catarrhes chroniques de la vessie, ou produites par la présence d'un calcul vésical, ou par les ailections calculeuses des reins, pourvu qu'il y ait absence de toute irritation phlegmasique. Voici la formule de cette poudre :
Vv. Poudre d'iirn Hi\si 50 gram.
Divisez en vingt paquets.
MODE D"ADMIMSTRATI0.\.
Un 'paquet par jour en trois fois, un tiers matin, iiiidi et soir, délayé dans un peu d'eau sucrée, ou incorporé dans de la confiture, ou enveloppé dans du pain à chanter, et deux heures avant les repas. Sur chaque dose de poudre, on prendra deux ou
(1) Pour prévenir la formation morbide de l'acide uriqup, on peut, d'apri's les expi-rienres chimiques et cliniques de Drande et de Horne, employer la magnésie décarbonatéc à la dose de soixante-quinze centiy;rammes jusqu'à un p;ramme par jour, (Mérat et Delcns, Dicl. (le mil. mcdic.)
186 THÉRAPEUTfhLE ÀPPLIQL'ÉE.
trois cuillerées tVeati d6 chaux délayées dâhâ uii verre de lait ou d'eau d'orge sucrée, et une pilule calmante matin et soir (voyez la page 118). Nous devons convenir que nous n'avons souvent obtenu que des effets très faibles ou fort équivoques dé cette médication astringente pure et simple, et c'est ce qui noiis à déterminé à y ajouter une préparation opiacée, d'autant plus que les douleurs vésicales peuvent être nerveuses" (cystalgiques) ou dit rîidins rhumatisrhciles (cystôdyniques) , ce qui est {llus commun qu'on ne pense (voyez page 115), On pourrait attaquer ce dernier élément, s'il résistait à l'opium, par un exutoire à la cuisse. Quant au raisin d'ours, il est bien déchu de son ancienne réputation. Il en est de même des sommités de la millefeuille [achillœa mille folium) , qu'Hoffmann avait vantées comme un spécifique contrela néphrite calculeuse, etc. Nous nvons essayé plusieurs fois la millefeuille, et toujours sans aucun effet appréciable.
Nous avons vu de très bons effets produits par l'eau de Contrexeville naturelle; prise à la source ou transportée en bouteilles a des distances considérables. Dans le cas de catarrhe vésical ordinaire on peut administrer eh même temps quelques pilules balsamiques avec des injections de quelque préparation de copahu, de térébenthine ou même d'eau de goudron, d'après la pratique de Dupuytren. Nous