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DEUXIÈME PARTIE

avons employé aussi avec avantage les injections d'eau froide contre l'hématurie et le catarrhe vésical chronique.

Depuis quelques années on a employé, dit-on, avec beaucoup de succès la belladone contre l'incontinence d'urine des enfants et des adolescents. La priorité de cette découverte est aujourd'hui disputée par plusieurs médecins, entre autres par MM. Bretonneau, Trousseau, Morand, Blache, Anglada, etc.

On fait remonter les premiers travaux sur ce sujet important à 18/i/i [Mhnoircscl obscrvuiions cliniques de M. Morand). M. Trousseau affirme que M. Bretonneau avait entretenu divers praticiens de l' efficacité de la belladone contre l'incontinence d'urine nocturne bien avant 18/i/i. De son côté, M. Morand dit avoir déjà employé la belladone contre celte maladie dès l'année 18A0. Ainsi, voilà déjà au moins neuf ans qu'on préconise la belladone contre l'incontinence d'urine. Nous sommes bien aise de trouver réunis ces divers témoignages éminents en faveur d'une méthode que nous avions déjà employée sans succès il y a plus de trente ans ; ou du moins nous ne pouvons nous rappeler qu'un seul fait de succès certain ou de guérison bien constatée : c'était chez un jeune épileptique qui ne fut pas soulagé de son mal principal ; mais par compensation il fut guér

complètement de son incontinence nocturne d'urine. Il n'avait apparemment aptitude ou capacité de curabilité que pour une de ces deux maladies simultanées contre lesquelles la belladone était dirigée. Cependant un de nos anciens élèves, M. le docteur Mazier, dans sa thèse publiée en 1822, affirme que nous avons guéri quelques incontinences d'urine à l'aide de l'extrait de belladone. Nous le répétons, nous ne conservons le souvenir que d'un seul cas de guérison. Depuis et d'après ce fait nous avons administré en vain l'extrait de belladone contre la même maladie. Tous ces insuccès nous l'avaient fait abandonner depuis une trentaine d'années, et il paraît que nous avons eu tort. Nous allons donc maintenant reprendre nos piemicres expérimentations, avec la différence peut-être essentielle que nous emploierons, à l'imitation de MM. Bretonneau et Trousseau, la poudre de la racine de belladone au lieu de l'extrait aqueux, fait avec les feuilles et la tige de la plante fraîche.

Quant au flux (:liabéti(iii(', nous le combattons, avec la plupart des médecins, parle régime alimentaire azoté, c'est à dire composé de viande, de poisson, d'œufs, do lait et do légumes rrucifères, tels que choux, navets, etc. On a soin de proscrire tous les aliments féculents. C'est pourquoi on n'acciUileaux niahidesque trè.'peu de pain et de [tommcà

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de terre, c'est à dire le moins possible, et uniquement pour ne pas trop les dégoûter de l' usage presque exclusif des substances animales. Il y a trois ou quatre jours, une femme (malade depuis environ un an et déjà traitée par d'autres médecins) que nous avions soumise à ce régime vint nous revoir. Elle était beaucoup mieux ; car, dès les premiers jours de son nouveau traitement, ses urines, qui étaient sucrées et très abondantes, avaient diminué au moins de la moitié. Dans le but de favoriser les fonctions digéstives languissantes, nous avons prescrit les toniques amers et aromatiques. Cette malade, avant qu'elle vînt nous trouver, avait été traitée par les antiphlogistiqucs et le régime purement féculent. Aussi, sous l'influence de cette médication irrationnelle, le diabète n'a fait que s'aggraver. — Dans un autre cas, nous avions prescrit à peu près le même régime avec des toniciues, et nous avons obtenu un résultat semblable, sans que les amers et les ferrugineux aient paru rien ajouter à l' effet général du traitement azoté. Désormais nous y joindrons le bicarbonate de soude ou le carbonate d'ammoniaque à haute dose.

190 THÈRAPELTIQLE APPLIQUÉE.

ftHUMÂTISMES CHRONIQUES.

Nous n'avons rien de très spécial à produire ici. Nous employons, comme tout le monde, les bains dé vapeur simple ou aromatique (1), à l'eau ou à l'alcool, les douches de vapeur, les bains ordinaires d'eau, ou les bains sulfureux, etc. Nous avons souvent recours à des frictions grasses et stimulantes faites au moyen d'une espèce de linimeht épais que nous appelons la graisse terébentliinêc (voyez à la page 68); ou mieux encore faites à l'aide du baume opodeldo/'li. Si tous ces moyens, aidés de vêtements de laine, sont insuffisants, nous faisons appliquer successivement plusieurs vésicatoires volants sur les points les plus douloureux. C'est encore là, en définitive, le remède le plus simple ou du moins le plus sûr, et souvent nous commençons par là. En même temps nous donnons fréquemment, le soir au coucher, une tasse d'une forte infusion sudorifique de fleurs de sureau, etc. Nous avons essayé quelquefois, mais en vain, il y a vingt et quelques

(1) Nous conseillons souvent aux gens de la campagne de se faire suer dans leur four : c'est un moyen facile, sûr et efficace.

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