‹ Thérapeutique appliquéeChapitre 75 sur 131 · TROISIEME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIEME PARTIE

ASTHÉNIES.

CASmO-iTONIE.

La gastro-atonie est le défaut de ton, la débilitô ou la faiblesse de l'eslomac. Cette maladie est très fréquente, surtout chez les femmes, dans les aflcctions leucorrhéiques, chlorotiques, anémiques, etc. On la considère ici comme idiopathique ou indépendante de toute autre lésion, soit phlegmasique, soit organique. Voici ses principaux symptômes : dyspepsie ou gêne, embarras, lenteur, difliculté digeslive ; flatulence, quelquefois nausées, vomituritions ou même vomissements; gonflement épigaslrique après les repas ; sentiment de faiblesse , de besoin ^ de malaise , de tiraillement , de douleur d'estomac , augmentant quelquefois par la pression ; constipation; appétit très variable, capricieux, quelquefois

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nul ; langue blanchâtre ; goût plus ou moins dépravé, sans être cependant ni amer ni pâteux, comme dans ce qu'on appelle embarras gastrique et intestinal; faiblesse générale ; figure et lèvres pâles; fibre molle et lâche ; tendance à la bouffisure ; amaigrissement très léger et presque insensible quoique réel ; quelques symptômes vagues d'hypocondrie ; susceptibilité du système nerveux, 'morosité du caractère, etc.

Une remarque importante à faire, c'est qu'il existe un trouble constant dans les fonctions digestives, surtout lorsque le malade fait usage de farineux et de laitage ou de certains légumes ; tandis qu'un régime contraire, tonique et restaurant, composé de substances animales, bouillons gras, viandes rôties, quelque vin généreux, est infiniment mieux supporté; circonstance très significative et qui exclut tout élément phlogistique ou irritatif. (Voyez ce que nous avons dit sur l'alimentation exploratrice , page 171.)

Il résulte de ce qui précède qu'un élément atonique peut exister avec quelque degré de douleur , et nous verrons plus bas que cette douleur , qu'on peut appeler atonique, ne se dissipe que par les toniques seuls. D'ailleurs ne voit-on pas tous les jours à l'extérieur certains ulcères atoniques plus ou moins douloureux que les émollients seuls ne guérissent pas, et qui ne cèdent ordinairement qu'à

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