TROISIÈME PARTIE
u pyrexics fréquentes dans ce temps, mais faibles, (( s' arrêtant quelquefois pendant quelques jours ou M quelques semaines,
« Tous ces symptômes ont continué pendant (( plusieurs mois avec une désolante persistance, « malgré un traitement antiphlogistique suivi, et (i consistant en diète ou alimentation très ténue, « plusieurs applications de sangsues à l'épigastre u ou sur l'abdomen ou à l'anus ; bains de siège, « fomentations émollientes, lavements émollients, (i boissons douces et acidulés.
« Plus tard, môme insuccès par les narcotiques, (( les dérivatifs légers, consistant en bains sinapisés, (( application de thériaque ou de poix de Bourgogne (i ou autre sur l'abdomen.
« Depuis trois mois la maladie s'est modifiée : la « pyrexie est presque nulle ; l'hématémèse gastrique u ou intestinale a diminué, mais non cessé ; elle re- « vient presque tous les jours; mais la modification tt porte principalement sur les vomissements très <t abondants, quotidiens, durant ordinairement les (i deux tiers delajournôe, consistanten matières glai- « reuses, bilieuses, jaunes, vertes, amères, fades, « aigres. La nutrition reste impossible : un peu de « lait d'ânesse, pris le matin, est rendu caillé; le « bouillon est vomi ; le soir, un peu de lait ou de « bouillon est conservé et probablement digéré.
228 THÉRAPEUTIQUE APPUQUÉE.
« Malgré cette maladie grave et de sept mois, la « malade se lève le soir, et marche dans la maison.
« Dernièrement, après une longue suspension de (( traitement, quelques moyens ont été employés : (( l'eau de Seltz a augmenté les vomissements; « l'assa-fœtida n'a produit aucun effet ; il est vrai <( que ce moyen n'a été employé que pendant deux « jours, par la résistance de la malade. 11 était pris (( en fragments, que la malade mâchait et avalait. (t Elle a pris une dose de sirop d'ipécacuanha ; ce « moyen n'a pas augmenté la douleur gastrique, la (i malade a moins vomi que de coutume. Le lende- « main les vomissements ont continué suivant leur (i fréquence et abondance accoutumées.
« Le ventre, encore exploré avant-hier, n'a préci sente aucune tumeur, ni à l'épigastre ni dans les (i lombes.
(( P. S. On propose de revenir une ou deux fois (( à l'ipécacuanha, aux amers, aux toniques. Les (( ferrugineux, employés deux fois en 183Zi et 1835, (i ou 1836, ont mal passé.
« Que penser des moxas ou des cautères appli- (( qués sur le ventre, n — R. Non indiqués.
Voici la réponse à ce mémoire un peu prolixe et diffus : Nous conseillons l'usage de la glace à petites doses et fréquemment répétées, si la malade la