NOTIONS PHYSIOLOGIQUES
douLe, mais chargés, chacun pour sa pari, d'une fonction indépendante?
Quand, en 1863., Broca écrivit : « Tout permet de prévoir que la troisième circonvolution frontale pourra prendre le nom de circonvolution du langage, et, dès lors, il sera hautement probable que chaque circonvolution est affectée à des fonctions particulières », la même méfiance qui avait accueilli ses onze observations, accueillit aussi la conclusion. Mais les faits mirent vite en déroute les objections théoriques et les négations a priori. Puis ce fut bientôt à qui reviendrait l'honneur de la découverte.
On pourrait penser que cette grande découverte fut aussitôt le point de départ de recherches expérimentales ; il n'en est rien. Sept années s'écoulèrent avant que la physiologie s'emparât de la question. Fritsch et Hitzig commencèrent. Ce n'est que plus tard qu'on suivit en France la voie tracée par eux et par Ferrier en Angleterre. Où donc a conduit cette voie?
Quand on excite successivement les différents points de la surface cérébrale, la plupart restent indifférents fi l'excitation, mais d'autres y répondent par des mouvements des membres, de la tète, du cou, etc. La partie antérieure du lobe frontal et le lobe occipital tout entier restent muets sous l'excitation ; ils constituent la zone laieule. Le lobe pariétal et la partie postérieure du lobe frontal manifestent leur activité par des contractions musculaires; ils constituent la zo)ie moliicc.
Ce n'est pas tout. Dans cette zone motrice, la situation de l'aiguille électrique n'est pas indilïérente au siège et à la nature du mouvement produit. Au gré de sa volonté, l'expérimentateur peut déterminer