‹ Thérapeutique chirurgicale des maladies du craneChapitre 7 sur 86 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

On esl surpris à bon droit, en parcourant les livres anciens et les papyrus des temps les plus reculés, de constater qu'à une époque oii la chirurgie du tronc et des viscères restait chose sacrée, les opérations sur le crâne étaient déjà, en honneur chez presque tous les peuples.

Deux raisons d'ordre très différent expliquent cette bizarrerie apparente : d'une part, les anciens, ignorant absolument le rôle physiologique de l'en-

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cépliale, étaient, en quelque sorte, autorisés à tenter sur lui d'audacieuses interventions; d'autre part, et surtout, régnaient alors des conceptions philosophiques et religieuses auxquelles obéissaient, en matière de . trépanation , l'opérateur et le patient.

D'ailleurs, nos ancêtres étaient encouragés dans cette voie par les succès ou, tout au moins, par la fréquente innocuité de leurs interventions. Il est juste d'ajouter que cette innocuité de l'acte opératoire tenait à ce qu'il était limité le plus souvent à la trépanation osseuse et que le médecin respectait les méninges et le cerveau.

Un fait se dégage de la lecture des notes qui son! restées des temps les plus anciens et de l'èxamen des pièces de la période néolithique : c'est que la trépanation a pu être faite et régulièrement faite avec une instrumentation des plus simples; il faut avouer, cependant, que notre arsenal chirurgical est presque entièrement composé aujourd'hui des pièces connues déjà du temps d'Hippocrate.

Au reste, en matière de maladies cranio-cérébrales, la thérapeutique médicale a joué longtemps, même jusque dans ces dernières années, le rôle principal. On n'attend pas de moi que je m'attarde k l'histoire de la pharmacopée bizarre et riche des temps passés.

Mais je veux, en quelques mois, rappeler les phases par lesquelles a passé la chirurgie du crâne. Je serai bref : ceux que celte question intéresse liront avec Iruil les nn^moires tle MM. Lucas-Champioiuiière, b. (iallcz et A. Cliipaull. J(> ferai il'ailleurs de liHMpienls euipi'uiils à ('es bons Iravaux

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