‹ Thérapeutique chirurgicale des maladies du craneChapitre 79 sur 86 · I. — Variétés anatomiqufte · texte numérisé non relu

I. — Variétés anatomiqufte

Il n'est pas d'affection plus mal définie que les tumeurs cérébrales. « Par là on entend, dit le

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P' Raymond, les tumeurs qui siègent dans la boîte crânienne, tant au milieu, à la surface ou dans l'épaisseur du cerveau proprement dit, qu'à la surface ou dans l'épaisseur de toute autre partie de l'encéphale et notamment du cervelet ». Premier vice de définition.

D'autre part, les neuropathologistes ont accoutumé de faire entrer dans ce groupe des tumeurs cérébrales des affections qui ne sont point, au sens propre du mot, des néoplasmes : tels les tubercules et les gommes. Second vice.

A la vérité, il n'est guère possible d'entendre autrement les choses. Nos connaissances cliniques ne nous permettent, en effet, que pour un nombre restreint de malades, de dire en quelle partie de l'encéphale siège la tumeur. A plus forte raison, le diagnostic de la nature de cette tumeur est-il, la plupart du temps, tout à fait impossible. Ainsi s'explique la confusion qui règne dans les descriptions — et je parle des meilleures — que comporte ce chapitre de pathologie, et qui régnera dans celui-ci.

Les tumeurs cérébrales forment, anatomiquement, deux groupes : les unes sont constituées par du tissu nerveux (élément noble) ; les autres par un tissu quelconque (élément banal). Les premières naissent toujours dans une région quelconque de l'encéphale proprement dit. Les secondes se développent soit dans l'encéphale, soit dans les enveloppes de celui-ci.

A. — Des tumeurs à tissu nerveux.

(a — Gliomes. — Les gliomes, puisque c'est ainsi qu'on les dénomme, sont des tumeurs formées de tissu névroglique (cellules rameuses petites [12 [i] mais à gros noyau, isolées ou groupées en petites

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masses). On appelle encore ces tumeurs des glio-sarcomes. Elles font corps avec la région du cerveau dans laquelle elles se développent; elles sont molles, grises ou rosées, souvent kystiques, contenant quelquefois de petits hématomes interstitiels.

b) Eiieépiialoiiies. — Ce Sont des tumeurs rarement observées, congénitales, ordinaireraentpetiles, inclusesdanslc cerveletou le cerveauduparenchyme, desquels elles ne s'énucléentpaset au tissu desquels elles empruntent la couleur et la consistance qui les caractérisent. Au milieu d'une gangue névroglique, elles renferment des neuroblastes en voie de transformation ; l'un aboutit à la formation d'une cellule nerveuse, l'autre tend à devenir une cellule araignée.

B. — Tumeurs sans tissu nerveux. — Les tumeurs cérébrales sans tissu nerveux doivent être divisées en plusieurs groupes : 1° tumeurs de nature épithéliale; 2° tumeurs de nature conjonctive; 3° tumeurs parasitaires; 4° tumeurs bacillaires. Cette classification est évidemment très imparfaite ; mais comment classerait-on sans accroc à la nosologie un groupe dans lequel entrent des choses si disparates?

^4. — Tumeurs de nat.ure épithéliale .

a) Kystes dermuïdcs. — Tumeur congénitale d'origine cutanée, ainsi qu'on sait, munie quelquefois d'un pédicule autour duquel l'ossilication ne s'est pas faite et qui rappelle son origine, le kyste dermoïde est sus- ou sous-dural. Il répond ordinairement à l'inion. l^ogé en ce point où la tente du cervelet s'épanouit sur les fosses cérébelleuses, il se creuse un véritable nid dans le cerveau, auquel il n'adhère pas, etcomprime en même temps le cervelet qu'il rel'ouhi. Contenu : caséum sébacé, cheveux, poils, etc.

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b) Ëpithéiiomes. — ïoutes lesvariélés de cancer se peuvent rencontrer, quoique assez rarement, dans le cerveau, mais toujours d'une manière secondaire. L'encéplialoïdeet le squirrhe sont lesplus répandus; ils se développent ordinairement dans les ventricules.

B. — Tumeurs de nature conjonctive.

a) Fibromes. Myvomes. Lipomes, Ostéomes, En-

chondi-omes. — C'est tout à fait à titre exceptionnel que naissent dans la dure-mère ou le cerveau ces différents types de tumeurs bénignes; je ne fais que les signaler.

b) Sarcomes. — Bien plus fréquemment observé est le sarcome, de nature plus envahissante, variable, ici comme ailleurs, de volume, de siège et de structure. Sarcome jeune, sarcome à éléments adultes, sarcome angiolithique (psammome), sarcome télangiectasique : toutes les variétés ont été vues. C'est un néoplasme qui s'encapsule rarement, mais qui ne fait pas corps avec le parenchyme encéphalique dont le sépare toujours une ligne de démarcation plus ou moins apparente.

c) Angiomes. — Petites tumeurs corticales trop exceptionnelles pour être d'un grand intérêt chirurgical.

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