INFECTIONS ASSOCIÉES
bain froid est le souverain remède, comme l'a montre'- M. Raynaud.
Enfin Vérysipèle, qu'il est commun do voir apparaître au décours ou pendant la convalescence de la fièvre typhoïde, se trouve plutôt rendu moins grave et moins long par les bains.
Quant à la lUphtérie^eWeesl désormais justiciable de l'injection sous-cutanée du sérum anti-diphtérique de Behring, dont Roux vient de démontrer péremptoirement la supériorité sur tous les traitements antérieurs. Si on a pris soin, comme nous l'avons plusieurs fois répété, d'examiner chaque jour le pharynx et tous les points du corps, on la dépistera de bonne heure, aussitôt que possible, et, après avoir confirmé le diagnostic par la culture et l'examen microscopique, on injectera immédiatement 20" de sérum antitoxique; les jours suivants des doses de 10" à 20" seront injectées suivant la marche de l'infection.
Rccpudcseeiiccs.
A un moment où le cycle fébrile suivait une marche descendante et semblait près de se terminer, il arrive souvent que la température remonte à un degré égal, quelquefois supérieur à celui qu'elle avait atteint précédemment. Il est impossible de prévoir et d'empêcher cette recrudescence; car elle n'est pas imputable à une erreur diététique ou hygiénique; elle est la conséquence d'une puUulation nouvelle des agents infectieux; ceux-ci, après avoir été momentanément relégués dans des organes phagocytiques, comme la rate ou les ganglions lymphatiques, en sortent pour pénétrer de nouveau dans le sang ou y déverser une nouvelle dose de leurs
RECRUDESCENCES. HECUUTES 249
toxines, qui vont impressionner encore une fois les divers centres nerveux et particulièrement celui de la tbermogenèse.
Peut-être cependant la recrudescence est-elle quelquefois explicable par un relâchement de la thérapeutique antiseptique et antipyrétique. Il ne faut donc cesser ni de faire régulièrement l'antisepsie intestinale, tant que la langue reste sale, ni de donner les bains tièdes, frais ou froids, même quand la température s'abaisse régulièrement, tant qu'elle n'est pas tout à fa;it tombée, c'est-à-dire tant qu'elle atteint encore 38°, o le soir.
Quand la recrudescence se manifeste, il faut aussitôt reprendre le traitement dans toute sa rigueur.
Rechutes .
Quand il s'est écoulé quelques jours d'apyrexie et que la lièvre recommence, si elle ne peut être expliquée par quelque complication tangible (abcès, inflammation pulmonaire ou excès d'alimentation), il faut considérer qu'on est en présence d'une rechute. Il faut aussitôt reprendre le traitement complet : diète liquide, antisepsie intestinale, quinine et bains.
Les purgatifs seuls devront être laissés de côté pour ménager les lésions intestinales.
La rechute peut être indépendante de la thérapeutique et de la diététique. Il existe une forme de fièvre typhoïde à reclmtes^ qui est particulièrement fréquente dans certaines épidémies ; mais, dans un certain nombre de cas, la rechute trouve son explication dans une surveillance insuflisante de l'alimentation, par suite de laquelle une réinfection de l'organisme peut s'opérer par quelque excoriation des