PRATIQUE RURALE
baigner un lyphique au cinquième élage, dans une chambre trop exiguë pour qu'on puisse placer môme une baignoire à côLé du lil?
Si cependant on se heurte au refus d'hospitaliser le malade, ce ne sera pas une raison pour renoncer à toute l'orme hydrothérapique. C'est alors que les lotions multipliées et même l'enveloppement dans le drap mouillé rendront des services considérables.
Chez les ouvriers il faudra employer les antiseptiques les moins coûteux : acide phénique, sublimé, lait de chaux, et faire préparer des solutions concentrées qu'on mélangera soi-même à chaque visite dans la quantité d'eau suffisante pour prévenir des erreurs de dilution nuisibles au malade.
Dans la pratique rurale, l'espace manque moins souvent, et l'entourage du malade dispose en général de plus de temps pour le soigner (excepté pendant la moisson et les vendanges).
Cependant les méthodes balnéaires ne paraissent pas pouvoir être toujours, ni même souvent, commodes à organiser, malgré les exemples contraires que citent Tripier et Bouveret, Glénard, Chambard- Hénon.Quoi qu'en disent nos confrères, il y a encore bien des localités en France où il n'existe ni baignoire ni même d'eau en quantité suffisante; il est vrai, ajoutent-ils, qu'on trouve dans les villages des cuves à lessive ou à vendange, de grands tonneaux qui peuvent convenir aux adultes, et de grands seaux même où on peut baigner les enfants.
Le maniement du thermomètre ne sera pas toujours facilement compris par les parents du malade, ' et cependant le médecin ne peut pas passer près 'd'un seul malade beaucoup de temps à chaque tournée.