PRATIQUE HOSPITALIÈRE
J'accorde toutefois que ces difficultés ne sont jms insiirinontabics dans certains cas {graves, et qu'avec beaucoup de patience, d'énergie et de temps, un médecin de campagne convaincu peut arriver de temps en temps à obtenir un traitement balnéaire convenable. Mais je doute que d'ici à longtemps ou puisse exiger du médecin de campagne qu'il traite par les bains toutes ses fièvres typhoïdes; ce sera déjà un bon résultat, quand les autres pratiques hydrothérapiques (lotions, drap mouillé, compresses réfrigérantes) auront toujours trouvé place dans l;i thérapeutique régulière de la fièvre typhoïde dans les campagnes.
Dans les hôpitaux, une réforme qui nous paraîtrait désirable, serait l'appropriation de salles spéciales pour le traitement de la fièvre typhoïde. Un personnel d'infirmiers bien dressés pourrait, quoique moins nombreux, soigner mieux un plus grand nombre de typhiques agglomérés, qu'il ne peut le faire dans les salles communes. En n'employant que des infirmiers ayant déjà l'immunité par une atteinte antérieure, on éviterait les cas de contagion dans le personnel. On préviendrait aussi les cas de transmission à d'autres malades, soit par l'air de la salle commune, soit plus probablement par le transport du germe infectieux par l'intermédiaire des mains non lavées de l'infirmier, qui va successivement donner le bassin au typhique et faire boire un autre malade.
Un autre avantage au point de vue moral de l'administration des bains, quel qu'en soit le procédé, serait que les typhiques supportent beaucoup mieux le bain en commun qu'isolément.
L'alimentation serait bien plus facile à régler