‹ Thérapeutique de la fievre typhoideChapitre 113 sur 137 · V. Associations morbides^ page · texte numérisé non relu

V. Associations morbides^ page

Application sur les parties érysipélateuses de compresses et pulvérisations antiseptiques. Bains froids en cas d'hyperthermie. S'il s'agit d'un homme, couper la barbe rase pour assurer la désinfection des téguments. Antisepsie buccale et nasale.

(1) informa med'ca, 1892.

ÏRAITEMIONT DES COMPLICATIONS

Érythëmes.

Divers érythèmes se produisent au cours de lîi fièvre typhoïde.

Ceux qui sont le résultat de la pression de certaines parties du corps (dos, lombes, hanches, malléoles externes) contre le plan du lit, ou de certaines régions opposées l'une contre l'autre (la face interne des genoux, les malléoles internes) sont prévenus et combattus par une modification fréquente de la position du malade.

Ceux qui sont causés par le contact des matières fécales et de l'urine sont justiciables des lotions fréquentes, du poudrage avec des poudres — inertes, mais fmement divisées, comme le talc, le sous-nitrate de bismuth, l'oxyde de zinc, l'amidon, le lycopode, — ou antiseptiques', comme l'acide borique porphyrisé ; on peut utiliser des associations antiseptiques comme la poudre de Lucas-Championnière.

Mais, outre ces deux espèces d'érythèmes, — qu'on peut appeler de cause externe, si on a égard à leur cause occasionnelle, mais qui reconnaissent comme cause prédisposante l'affaiblissement de la vitalité des tissus, le ralentissement de la circulation cutanée, l'anesthésie relative des extrémités nerveu.ses de la peau, — il en existe qui sont exclusivement de cause interne et d'ordre infectieux; ceux-ci dépendent d'une influence exercée sur les centres nerveux vaso-moteurs par des poisons microbiens qui circulent dans le sang, toxines fabriquées soit par le bacille d'Eberth, soit par tel ou tel des microbes agents des infections secondaires.

Toutefois il y a lieu souvent de faire une place à des érythèmes de cause médicamenteuse^ se produisant

ERYTEÈMES DIVERS 273

chez certains sujets par suite d'une prédisposition individuelle : il ne faut pas oublier que bon nombre des médicaments usités pour lutter contre la fièvre ou pour réaliser l'antisepsie intestinale ou cutanée peuventprovoquerderérythème:autipyrine, quinine, sels de mercure surtout (Siredey) — en applications externes ou ingérés — salol, acide pliénique, térébenthine, etc. Il est bon de songer à cette cause possible d'érythème et, dès qu'on constate ce phénomène, de suspendre l'administration des médicaments suspects. Mais il arrive souvent aussi que l'érythème n'est pas de cause médicamenteuse, comme cela était dans une petite épidémie que j'ai observée à Saint-Antoine [Soc. des Hôp.^ 1893) où certains malades ne prenaient pas de médicaments.

Si l'érythème est simplement papuïeux ou diffus, on se contentera de poudrer le malade avec de l'amidon, de lui faire prendre des bains d'amidon.

Si l'érythème s'accompagne d'une tuméfaction douloureuse de la peau avec grand prurit^ on pourra employer les lotions avec de la décoction de racine d'aunée, additionnée de salicylate de soude et de i)icarbonate de soude, les enveloppements partiels avec des compresses imbibées de cette solution ; on peut utiliser encore une solution de chloral (1/100), — une pommade au menthol avec de la glycérine, 1/20, — l'enveloppement des membres dans l'ouate et le taffetas gommé (Jacquet).

Dans les cas où l'érythème est polymor'phe avec vésicules herpétif ormes et bulles pemphigoïdes, on évitera d'excorier celles-ci, et on s'efforcera d'empêcher le malade de le faire avec ses ongles, pour prévenir quelque infection secondaire par les pyogènés.

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On couvrira les surfactis excoriées de vaselineboriquée ou arisLolée, el d'un pansement occlusif.

Quand l'éryLlième est scarlatiniforme et suivi de la desquamation en larj^es lamelles épidermiques, il faut surveiller avec une sollicitude toute spéciale les surfaces épidermiques néo-formées, dont la fragilité se prêterait plus facilement encore que l'épiderme ordinaire aux fissures et aux excoriations. Dans ces cas les bains ont l'inconvénient de ramollir trop l'épiderme et, sauf indication spéciale découlant de l'hyperthermie ou de troubles nerveux, il m'a semblé préférable de les suspendre ou de n'en donner qu'un chaque jour et de courte durée pour faciliter la chute des squames; d'ailleurs on pourra se contenter, à ce point de vue, des onctions avec la vaseline ou le glycérolé d'amidon boriqués.

Dans tout érythème, envisagé comme le résultai d'une intoxication médicamenteuse ou microbienne, il y a lieu de favoriser le jeu des émonctoires, de faciliter la diurèse par des boissons abondantes, lait, eaux alcalines, tisanes de chiendent additionné de lactose, ou de queues de cerises, de stigmates de maïs, d'uva-ursi.

Fissure anale.

Assez fréquente surtout chez les hémorroïdaires. elle est favorisée par les explorations rectales thermométriques si multipliées que nécesssite le traitement contemporain; elle peut être évitée souvent si on apprend soi-même au garde-malade à introduire le thermomètre avec la douceur nécessaire. — si on emploie un thermomètre à cuvette cylindrique et non ampullaire, — si celui-ci est lavé dans une solution antiseptique chaque fois qu'il a servi et graissé

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de vaseline aiUiseplique au momenl de l'introducition, — si les mêmes précautions sont observées ipour l'introduction des canules, qui doivent être ïsouples et non rigides, — si enfin les plis radiés (de l'anus sont lavés soigneusement après chaque ; garde-robe.

Quand une lîssui*e s'est produite, on redouble de •soins analogues, et en outre on applique, soit de ll'iodoforme en poudre, soit une pommade contenant ide l'iodoforme, de la cocaïne, de l'extrait de iratanhia et des suppositoires de ce genre.

Si la fissure ne se guérit pas et devient de plus en iplus douloureuse, on pratiquera la dilatation forcée t du sphincter, quand la convalescence sera assez avancée pour permettre la chloroformisation.

Fulïginosités.

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