V. Alcès^ page
Gangrènes.
Résultat d'oblitérations artérielles ou veineuses, telle peut être sèche ou humide, si elle porte sur les I membres ou sur les téguments.
Les escharres gangréneuses de la peau seront bien t exceptionnelles si on a observé les précautions hyigiéniques indiquées page 8 et seq.
Quand elles se sont montrées, on s'ingénie à vairier le décubitus du malade, à isoler la partie spha- (célée de toute pression; on la recouvre de panseiments antiseptiques, soit pulvérulents (poudre de I Lucas-Championnière), iodoforme, salol, etc., ou 11-
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quides (solutions phéniquées, mercurielles, vin aromatique, chloral àl 0/0).
Quand un membre ou un segment de membre est envahi par la gangrène par oblitération vasculaire, s'il n'y a pas d'accidents généraux, on peut laisser les parties mortes se détacher lentement et, par des injections interstitielles multipliées de créosote, en hâter la momiPicalion, comme le lit une fois M. Bouchard pour un cas de gangrène sénile.
S'il s'agit d'une gangrène humide, dès que le malade présente des signes d'auto-intoxication, l'amputation immédiate s'impose.
La gangrène de la. joue (noma) ne se voit plus guère aujourd'hui ; son traitement consisterait à cautériser au thermo-cautère le noyau sphacélique par la bouche.
La gangrène du testicule et du pénis, de la vulve et du vafji7i qui a été vue, serait traitée aussi par des cautérisations actuelles, les pansements antiseptiques et des restaurations auto-plastiques ultérieurement.
Gangrène pulmonaire.
Cette redoutable complication ne se présente guère avant le troisième septénaire, mais souvent plus tard, jusqu'à la sixième semaine. Elle peut revêtir la forme pneumonique ou pleurétique.
La pathogénie en est soit la production d'un infarctus pulmonaire par thrombose ou embolie, soit l'introduction dans les extrémités bronchiques ou alvéolaires, en état de congestion ou d'inflammation, de saprophytes venus par la bouche; laparésie des cds vibratiles, l'insuffisante ampleur des mouvements respiratoires, la faiblesse des contractions cardiaques et l'asthénie vasculaire périphérique sont autant de
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foluliliolis qui favorisent et préparent la grefl'e de sapropliytes dans une partie du poumon, ces germes étant sans cesse dans la salive ou le mucus nasopharyhgien ; la pénétration de liquides alimentaires dans les voies respiratoires pendant la période d'adyn;imie peut aussi être en cause.
Ces notions dictent la prophylaxie : combattre l'adynamie et activer la respiration ainsi que la circulation (balnéation, inhalations d'oxygène, usage de la caféine).
Lavages fréquents de la cavité buccale et nasopliaryngienne, précautions à prendre pendant l'administration des boissons alimentaires pour éviter leuipénétration dans les voies aériennes.
Le début de la gangrène peut se révéler, surtout dans la forme pleurale, par une violente douleur de côté qui dure quelques jours. On peut ne percevoir que peu ou pas de signes stéthoscopiques. On devra cependant se méfier et surveiller les jours suivants la nature de l'expectoration et l'odeur de l'haleine. Des ventouses, des sinapismes, une injection de morphine seront employés contre la douleur. Une toux ({uinteuse des plus pénibles peut alors exister et sera calmée par l'opium, la jusquiame, la belladone; pendantcette quinte de toux, on peut déjà, avant l'expectoration, constater la fétidité de l'air expiré. Dès lors on institueles vaporisations d'antiseptiques : on peut employerlacréosoteassociéeau benjoin etiiTeucalyplus ; on peut faire vaporiser avec le pulvérisateur à vapeur devant la bouche du malade une solution phéniquéeàl 0/0. On peutencorefairerespirersixàhuitfois par jour, avec un flacon de Woulffàdouble tubulure., une cuillerée d'essencede térébenthine mélangée àla décoction de guimauve, ou une solution phéniquée
à 2 OU 4 0/0, désodorisée avec l'eau de menthe. Inhalations d'oxygène avec 20 grammes d'essence de térébenthine dans l'eau de chaux du llacon barboteur.
Comme médicaments internes, on utilisera ceux qui, en s'éliminant par la muqueuse des voies respiratoires, peuvent désinfecter leur contenu: créosote, hypos'ulfite de soude, benzoate de soude, eucalyptol, etc. Ainsi on peut formuler une potion comme celle-ci.
Ilyposulfite de soude 3 a 5 gr.
Benzoate de soude
Teinture d'eucalyptus 2 a a gr.
Sirop diacode \T(\^r
Julep gommeux 100 gr.
Ou une solution comme celle-ci :
Créosote pure jgr ^
Alcool à 80O lo —
Glycérine 9"0 —
Sirop de tolu -f
Eau de laurier-cense ^"
11 faudra insister sur les toniques et pousser l'alimentation : œufs, lait, jus de viande, alcool et quinquina, phosphates, si le malade est encore aux aliments liquides; viande crue, s'il est à l'alimentation
solide. .
Dans le cas où on constaterait des signes dejmeumothorax, il faudrait guetter la formation, presqu.' inévitable à moins d'adhérences pleurales préalables, di'nne ple^irésk purulente qui nécessitera l empyème.
; Mais la persistance d'un foyer de gangrené accessible sera une indication à la pneumotomie suivie de drainage.
L'aération de la chambre sera constante.
HÉMIPLÉGIES —
llÉMOGLOniNURIK
Gingivite fongucnse ou ulcéreuse,