‹ Thérapeutique de la fievre typhoideChapitre 116 sur 137 · I.NIMÎCTION DU FOIE · texte numérisé non relu

I.NIMÎCTION DU FOIE

vent provoquer des réactions morbides de la part des cellules et qui peuvent amener des abcèadufoie.

Enlin par le canal cholédoque peut se faire une inleclion ascendknte des voies biliaires qui peut remonter jusqu'à, la vésicule; la cholécystite est une complication qui n'est pas très exceptionnelle à un degré modéré dans la lièvre typhoïde; suppurée, clhest rare, mais d'une excessive gravité.

Cette courte analyse permet de poser les bases de la prophylaxie des complications hépatiques dans une certaine mesure.

Nous avons dit ailleurs qu'on peut, en diminuant l'hyperthermie par les bains et la quinine, protéger la cellule hépatique, en faisant entrer dans l'alimentation du typhique du sucre, qui fournit à la cellule hépatique le générateur du glycogène dont elle a besoin pour arrêter et transformer les poisons intestinaux.

Il reste à empêcher autant que possible l'infection des voies lymphatiques, veineuses et biliaires par l'intestin. C'est une des indications qui rendent nécessaire l'antisepsie intestinale. Nous savons qu'avec l'administration périodique du calomel, et continue des naphtols associés aux sels de bismuth, au charbon végétal, h l'iodoforme, nous pouvons espérer agir avec quelque efficacité à ce point de vue. Par les lavements boriqués, boratés, naphtolés, phéniqués, l'antisepsie du gros intestin peut être obtenue.

L'usage des salicylates, des sels neutres purgatifs (sulfate de soude et de magnésie) possédant une propriété cholagogue, peut, en faisant fluer la sécrétion biliaire, s'opposer aussi à l'infection ascendante.

Quand on constate pendant le cours de la fièvre typhoïde une augmentation de volume du foie, une

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soiisil)ilité ])|us vive à la pression, il faut se tenir en Kurdo contre quelque complication de ce côté. On insistera sur les nuiyens pro[)liylactiques et notamment sur les purgatifs cholagogues, s'il n'y a pas de (îontre-indication tenant h la diarrhée excessive, à une enlérorrhagie.

On pourra faire appliquer des ventouses sèches sur riiypochondre droit.

Si la douleur provoquée est plus vive, plus spécialement localisée au niveau de la vésicule, s'il y a des v(miissements bilieux, on peut soupçonnerqu'ilsefait de la choUcystite ou de \^ pèrilièpatiie ; on appliquera, si le malade n'est pas trop aflaibli, quelques ventouses scarifiées, mais en tout cas de l'onguent napolitain belladoné et une vessie de glace.

Si ces symptômes, survenant après l'apyrexie déjà établie, s'accompagnent d'un retour de fièvre rémittente ou d'accès intermittents, on administrera de nouveau la quinine, et on palpera soigneusement le bord du foie et la région cystique. Dans le cas où il serait possible de délimiter une tuméfaction ovoïde ou piriforme rappelant la vésicule distendue, s'il y a, outre l'élévation thermique, des sueurs profuses, (»n pourra soupçonner la cholèqjftUie sicpjoiirée. Dans l'état actuel des progrès- de la chirurgie, si le malade n'est pas dans un état trop complet de cachexie, une laparotomie exploratrice sera proposée et pourra être curative, en permettant éventuellement la cholécyslotomie.

S'il y a des signes de péritonite localisée autour du foie me de la vésicule^ il est urgent de ne pas donner de purgatif,et la constipation aveclesantiseptiquess'impose.

Pendan t la convalescence, une colique hépatique^ avec ou sans ïrrère, peut.se montrer; le diagnostic ne sera

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