V. Traitement chez la femme, page
Haleine félidc.
Elle doit faire songer à des soins hygiéniques insuffisants de la bouche ou de la gorge, à une insuffisante antisepsie intestinale, à quelque complication gangreneuse du côté des voies resj)iratoires.
Hémiplégies.
Liées tantôt à des altérations cérébrales primitives, tantôt à des embolies d'origine cardiaque pendant le cours de la maladie ou la convalescence, elles ne prêtent guère à la thérapeutique.
Cependant, pendant la convalescence, on observe quelquefois des hémiplégies, complètes ou incomplètes, de natîire hystérique, auxquelles on opposerait la thérapeutique des paralysies hystériques : suggestion, électrothérapie, hydrothérapie.
Hémoglobinurle.
En présence de cet accident exceptionnel on sup- ])rimera la quinine, l'antipyrine, tout médicament capable d'altérer les globules du sang; on insistera .sur le lait écrémé et les boissons.
Hémorrhagies.
"V. Forme hémorrhagique, page. 220.
THAITKMENT DKS COMPLICATIONS
lléinorriiattics intestinales.
Parmi les recommandations qui doivent être laites ;iax infirmiers se trouve celle de conserver toute fi,arde-robe d'apparence particulière, ])our la soumettre à l'examen du médecin lors de sa prochaine visite. Grâce à cette recommandation, aucune liémorrliagie intestinale ne sera méconnue et, comme, en dehors des violentes et subites pertes de sang diiesà l ulcération d'un vaisseau important, il existe souvent des suintements modérés de la muqueuse ulcérée ou congestionnée, qui se révèlent par l'apparition d'une petite quantité de sang dans les selles, on peut,en instituant aussitôt les soins convenables, arrêter ce faible écoulement sanguin et en prévenir un plus grave.
Tout d'abord le malade sera maintenu anrejm obsolu, si on lui donnait des bains, on les suspendra aussitôt.
On appliquera sur le ventre une vessie de porc ou un sacde caoutchouc contenant de la glace concassée, en ayant soin que celle-ci soit suspendue à un cerceau et ne fasse que toucher la paroi abdominale, sans peser sur elle ; encore aura-t-on placé entre le sac et le tégument un morceau de flanelle ou bien (les doubles de gaze pour prévenir l'érythème par congélation, qui peut aller jusqu'au sphacèle de ces lissus mal nourris.
Si le malade prenait du lait, on le lui supprimera; on lui laissera avaler seulement, par très petites quantités à la fois (une cuillerée à soupe toutes les dix minutes) de l'eau rougie glacée ou du bouillon froid.
On s'abstiendra d'administrer la dose périodique
UÉMORRUAGIE INTESTINALE
(le sulfate de soude qui J'ail partie du traitement ordinaire. Au contraire, on s'empressera d'obtenir le plua tôt possible la constipation, c'est-à-dire l'immobilisation de l'intestin. Pour arriver à ce résultat, on donnera d'heure en heure un ou deux centigrammes d'extrait thébaïque, associé à une mixture antisepti(iue(benzonaphtol etsalicylate de bismuth à doses plus élevées que dans les cas ordinaires: ") grammes du premier et 10 grammes du second). Le plus simple est de formuler une potion ainsi composée :
Benzonaphtol î) gr-
Salicylate de bismutli 10 —
Extrait thébaïque 0,10
Sirop de ratanhia 30 —
Jiilep gommeux. ■150 ■ — ■
par cuillerées de demi-heure en demi-heure.
On peut, si l'hémorrhagie s'annonce abondante, si le malade a des nausées ou des vomissements, se passer de la voie gastrique et faire une injection de morphine de un centigramme d'abord, puis procéder par ([uart ou moitié de centigramme jusqu'à effet obtenu.
Si, malgré ces moyens, il se produit encore une selle sanglante, on fera une injection hypodermique d'ergotine :
Ergoiine 2 gr.
fyé^^^^ \ aal5gr.
Eau )
ou d'un nombre variable de gouttes de la solution d'ergotinine de Tanret. ,
D'autres moyens sont encore à essayer: la térébenthine, le nitrate d'argent en pilules d'un centigramme.
THAlTKMliNT UKS r.OMI'I.ICATKlNS
Si les i^liéiiomèiies f^i'iiéraiix (lônoloiil une pciic de sang al)()ndaMle, décoloi-alion rapide des lèvres, petitesse et rapidité du pouls, tendance aux lipothymies, il faut se hâter d'employer simultanément les stimulants à action rapide : on injectera sous la peau altcrnativementrélhei', la caféine, l'huile camphrée par seringue de Pravaz, et le sérum artificiel (NaCl 7 pour 1000) par doses de 10 à 50 cent, cubes (1).
Si toute garde-robe a cessé, on ralentira l'administration des médicaments précités, sanssusjjendrc? l'emploi de la glace ni autoriser une plus abondante alimentation.
La garde-robe prochaine ne contient-elle plus de sang, on peut permettre de reprendre le lait, coupé d'abord, puis pur, et vingt-quatre heures après, si aucune hémorrhagie nouvelle ne s'est produite, on supprime la glace. Dans les garde-robes qui suivent celles qui contenaient du sang récemment épanché, il existe toujours plus ou moins de sang décomposé. Pour s'assurer qu'il n'y a plus de sang récent dans es garde-robes, il faut un examen minutieux, non eulement à l'œil nu, mais dans les cas douteux au microscope. Il ne faut pas se laisser abuser par la coloration noire des selles contenant le bismuth.
Si le malade qu'on a soumis à la constipation inten-
(!) Voici d'autres formules de sérum artificiel.
• Sulfate de soude 10 gr.
Chlorure de sodium 5
Eau distillée 1000 —
(Haykm.)
Acide phénique neigeux
Chlorure de sodium chimiquement i>ur
Phosphate de soude
Sulfate de soude
Eau distillée stérilisée
^CUÉKON.)
COMPLICATIONS UÉPAIIQUES 283
l ionnclleiiuMil reste deux, trois Jours sans f^'urde-robe, il n'y a pas lieu de s'chuouvoir ; on cesse graduellement l'adininistralion du bismuth et de l'opium. Au bout de trois jours on peut commencer à provoquer une garde-robe par des lavements froids donnés très doucement. Mais, dans les cas graves, la constipation doit être maintenue plusieurs jours. Avec M. Bouchard nous avons pu laisser quatorze jours sans selle un typhique, qui avait failli succomber à de violentes cntérorrhagies compliquées de péritonite par propagation. Quand toute crainte de retour d'hémorrhagie fut dissipée, on mille malade dans un bain tiède, on lui administra de l'huile de ricin et on laissa l'évacuation se produire sans qu'il en soit résulté aucvm accident.
M. Le tulle a proposé récemment l'administration de doses considérables de bismuth. (Voir page o4 )
Hépatiques (Complications).
Le retentissement de la fièvre typhoïde sur le foie et les voies biliaires peut se faire par difl'érents mécanismes.Le poison typhique porte son action directement, par l'intermédiaire du sang, sur la cellule hépatique pour y provoquer divers processus dégénéralifs, et, comme dans tout autre viscère, sur les vaisseaux pour y produire éventuellement de l'endartérite ou de la pylé-phlébite. L'hyperthermie qui entrave toujours à un certain degré les fonctions glycogénique et antitoxique de la cellule du foie est aussi un facteur d'altération anatomique de celle-ci.
D'autre part, le foie reçoit de l'intestin par les lymphatiques et les vaisseaux du système porte des microbes et des poisons issus des fermentations complexes,dont il estle siège, microbesetpoisons qui peu-