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V. Forme abdominale, page

Méningite.

V. Formes ataxiques et adt/mmiques, pages 211 et 217. En cas de méningite confirmée, glace en permanence sur la tête. Nous avons vu chez un jeune sujetau cours d'une fièvre typhoïde, jusque-là bénigne, apparaître brusquement des phénomènes méningitiques; à l'autopsie, nous avons trouvé des lésions tuberculeuses dans les méninges, et des lésions typhiques de l'intestin.

Myoeardite.

Myosîte.

Fréquente, comme on sait, dans certains muscles comme les droits de l'abdomen, elle guérit en général peu à peu sans traitement; elle peut suppurer en causant des abcès.

«Edème.

V. Formes rénale et cardiaque^ pages 229 et 224. — Outre rœdèmeliéàralbuminurie ou àl'insuffîsance du cœur droit, on voit des œdèmes généralisés ou localisés aux extrémités pendant la convalescence, peu; accentués en général, mobiles et fugaces, qui s'expliquent soit par l'hydrémie, soit par des névrites vasoparalytiques : traitement tonique, frictions, massage.

Orctaitcs.

En dehors de toute influence blennorrhagique, l'orchite peut apparaître directement sous l'influence du bacille typhique, et elle aboutit quelquefois à un abcès du testicule. Dès que l'on constate l'orchite, on maintient le malade au lit à moins d'indication plus impérieuse pour la balnéation, qui sera alors préférable tiède. Si la douleur est vive, on pourrait utiliser la pommade au gaïacol qui calme, suivant Balzer, les douleurs de l'orchite blennorhagique. Les bourses seront maintenues élevées. S'il y a de . la fluctuation, on ponctionnera l'abcès.

Oreilles (Complications dn côté des).

Les complications de l'appareil, audit'/ peuvent porter sur l'oreille interne, l'oreille moyenne, l'oreille externe; elles se montrent à des époques difi"érentes de la dolhiénentérie; le médecin doit toujours y penser, car une prophylaxie très efficace peut être instituée contre les plus graves d'entre elles, et il en est qui peuvent entraîner la mort.

Du côté de Yoreille interne^ on constate dès les premiers jours de l'infection des bourdonnements, tintements à timbre élevé et ime surdité brusque qui

SURDITÉ TYPDIQUE — OTITES 293

était autrefois interprétée comme conséquence de l'obstruction tubaire, mais qui traduit bien plutôt Faction directe du poison typhique sur l'appareil de perception des sons.

Cette surdité augmente ou diminue en général alyè'c la fièvre, pour disparaître quand vient l'apyrëxie et reparaître si une rechute se produit. Nous ne pouvons rien directement sur cette variété d'otopathie, le labyrinthe étant inaccessible; nous pouvons la combattre indirectement par le traitement énergique de l'infection en général (bains, antisepsie intestinale). Fort heureusement, si nous n'avons pas grande prise sur elle, elle est d'ordinaire passagère et bénigne.

Les lésions de V oreille moyenne sont celles qui peuvent entraîner les plus graves conséquences : suppuration des cellules mastoïdiennes, pénétration des microbes pyogènes dans les sinus et méningite. Or nous sommes aujourd'hui instruits du mécanisme pathogénique de ces complications résultant des infections secondaires. Les pneumocoques, streptocoques, staphylocoques, hôtes habituels des. cavités nasales et pharyngiennes, toujours prêts à faire invasion dans l'intimité des tissus, et sans cesse repoussés par les défenses physiologiques de l'organisme (revêtement épithélial continu, mouvements des'cils vibratiles, sécrétion de mucus bactéricide, diapédèse et phagocytisme des leucocytes) voient ces diverses barrières abaissées devant eux par suite des conditions nouvelles dans lesquelles se trouve le typhique (fendillement d'un, épithélium desséché, paralysie des cils vibratiles, défaut de sécrétion du mucus); le décubitus même du malade favorise leur accumulation dans la partie déclive du carrefour naso-

pharyngien au voisinage de l'orifice des trompes; l'inhibition du système nerveux même entrave lu diapédèse et la phagocytose.

Pour prévenir l'invasion de la caisse par la voie tubaire, nous possédons divers moyens, les uns . Indirects, les autres directs. En traitant le malade par les bains, nous maintenons humides les muqueuses buccale et nasopharyngienne, nous l'obligeons à des changements fréquents de position qui empêchent le décubitus, nous réveillons son activité nerveuse ; mais, en outre, nous devons faire irriguer souvent les cavités nasales, la bouche et le carrefour pharyngien avec l'eau boriquée et l'eau alcaline.

Nous devons guetter la moindre manifestation anormale du côté de l'appareil auditif; c'est généralement vers la fin du troisième septénaire ou, au commencement de la convalescence qu'apparaît ['otite moyenne. OatarrhaU, elle est souvent bilatérale par catarrhe et sténose tubaire, ou par suite d'une nécrose des follicules voisins de l'orifice des trompes (amygdalite tubaire) et sténose cicatricielle. ' •'

Purulente, elle est unilatérale presque toujours. Le malade se plaint de son oreille, puis devient sourd ; la température s'élève si la fièvre n'était pas terminée, ou la fièvre reparaît; au bout de quelque temps, le tympan se perfore et le soulagement du malade se produit. Mais on doit s'assurer que la perforation est suffisante et bien placée, pour que le pus s'écoule librement; il faut la maintenir béante par des douches d'air. Si les symptômes graves persistent, il faut examiner le tympan : s'il bombe, le ponctionner ; rechercher les signes de la mastoïdite et ne pas reculer devant la trépanation de l'apophyse.

OTOPATHIES 295

Comme moyen préventif de l'oLopathie interne, M. Larmoyez, à qui nous empruntons les éléments de cet article, conseille « d'éviter de prescrire les trop fortes doses de sulfate de quinine ou d'acide salicylique qui ont une action nuisible sur le nerf auditif, mettent le labyrinthe en état de moindre résistance et le prédisposent aux atteintes de l'infection typhique. Il faut encore « éviter qu'au cours du traitement, de l'eau froide ne vienne au contact du tympan, ce qui favoriserait singulièrement l'éclosion de l'otite moyenne ; empêcher que l'eau du bain ne pénètre dans les conduits auditifs et prendre soin surtout que des gouttes de liquide suintant d'une vessie de glace placée sur la tête n'y tombent; certaines suppurations de l'oreille moyenne naissent ainsi, qui, en raison de l'adynamie du sujet, ne sont parfois reconnues que trop tard. Deux boulettes de coton huilé, placées dans les conduits, peuvent prévenir des méningites purulentes (1). »

L'oreille externepeut être le siège de ^fl!n5'rè?ze du pavillon^ unilatérale dans la période d'adynamie chez les malades qu'on laisse couchés sur le côté, ou bilatérale dans les formes adynamiques graves avec hémorrhagies profuses etsphacèles multiples, de gangrènes superficielles marginales deV hélix ^ chez quelques sujets soumis à de trop longs et trop fréquents bains froids. Enfin les furoncles du conduit auditif, qui apparaissent au début de la convalescence en même temps que d'autres suppurations cutanées, doivent être soignés par les injections antiseptiques d'alcool boriqué, d'eau chloralée ou de naphtol camphré.

(1) Pruse médicale, 1894.

Ossenscisi (Compli<-ations).

Comme la plupart des suppurations qui surviennent au cours de la fièvre typhoïde, \q9, iiériostites ^ les ostéites^ ostéomyélites doivent être guettées et dépistées.

On se rappellera qu'elles se montrent de préférence chez les sujets jeunes, dont le squelette est en voie de développement; la fièvre typhoïde exerce sur l'accroissement des os en longueur une influence accélératrice qui se manifeste par une suractivité fonctionnelle des zones ostéogéniques. Les ostéites post-typhiques sont de véritables ostéomyélites de croissance (Gangolphe).

Il est exceptionnel qu'elles apparaissent pendant les premières semaines de la fièvre typhoïde; on les attendra surtout après la chute de la température, pendant la convalescence.

Les agents infectieux qui les produisent sont souvent les bacilles d'Eberth, quelquefois des staphylocoques, ou les deux réunis. Les suppuratians osseuses par bacilles d'Eberth ont été vues longtemps, plusieurs mois souvent, et même plusieurs années après la guérison de la dothiénentérie.

Elles se révéleront, suivant l'intensité du processus : l"par des douleurs rhumatoïdes, qui peuvent sB' terminer par résolution spontanée ; on oppose à cette forme le repos, l'immobilité des parties doulou^ reuses, l'enveloppement dans l'ouate après onction mercurielle ;

2° Par une réunion de phénomènes généraux (fièvre de 40°, état gastrique, mauvais faciès) et de symptômes locaux (douleur, gonflement et chaleur, impotence fonctionnelle), qui aboutissent à la sup-

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