PARALYSIES
puralion après une à quatre semaines : ici on devra guetter soigneusement la localisation du pus et, suivant la. région, soit faire seulement l'incision du périoste, soit trépaner largement; mais en tout cas intervenir Mtivement (la vie du malade peut-être mise en péril par une temporisation de 24 heures) ;
3" Une forme chronique suppurée à début tardif, à évolution lente et peu bruyante, comme celle des abcès froids : pour celle-là on peut attendre, sans se presser, le moment le plus propice pour donner issue au pus ;
4° Enfin, une forme chronique non suppurée, procédant par poussées intermittentes et aboutissant à la formation d'exostoses. L'emploi des onctions mercurielles, de l'application de sparadrap de Vigo, des révulsifs (ignipuncture, vésicatoires), l'usage interne de liiodure de potassium, constituent les indications.
Paralysies
Les unes sont liées à la faiblesse : pour en hâter la disparition, l'alimentation réparatrice, l'air pur, l'absence de toute fatigue, le massage, les bains sulfureux et salés, les médicaments toniques (fer, ai'senic, phosphates) suffiront à les guérir.
Les autres paralysies tiennent à des lésions anatomiques du système nerveux central ou périphérique (poliomyélite antérieure ou névrites périphériques).
Quand on auralieu d'admettre la cause médullaire, on fera de la révulsion sur la région rachidienne par les ventouses sèches, les pulvérisations de chlorure de méthyle, les pointes de feu.
Si la paralysie paraît imputable à des névrites, l'électrisationest la thérapeutique la mieux indiquée:
courants galvaniques, ou courants alternativement galvaniques et faradiques; on y ajoutera le massage ; on peut encore utiliser les bains électriques.
Parmi les paralysies des membres, les plus fréquentes sont les paraplégies (1).
La paralysie de la vessie nécessite lecathétérisme, qui devra être fait avec l'asepsie la plus rigoureuse. Au bout d'un certain temps on donnera la noix vomique ou la strychnine.
La paralysie de l'œsophage, qui rend l'alimentation impossible ou diflicile, oblige à alimenter au moyen de la sonde œsophagienne.
La paralysie du diaphragme, qui a été vue quelquefois, est traitée par l'électrisation galvanique, l'un des conducteurs étant placé à la région cervicale et l'autre au niveau des insertions diaphragmatiques.
Quand les paralysies se prolongent, on peut admettre que le processus de sclérose, que les toxines typhiques tendent à, provoquer dans tout l'organisme et notamment du côté des petits vaisseaux, contribue à les entretenir. On soumettra le malade à une série de cures d'iodure de potassium ou de sodium d'une vingtaine de jours chaque fois.
Parole (Troubles de la)
Certains troubles de la parole, balbutiement, bégaiement, lenteur insolite, aphasie même sous ses diverses formes (surdité ou cécité vei-bales, agraphie, etc ) peuvent se montrer à la fin de la maladie ou pendant la convalescence. Comme les troubles de la mémoire, dont ils sont souvent la conséquence, ils peuvent dépendre seulement de troubles fonctionnels
(1) CoiTRTADE. Encéphale, 1S86.
PAROTIDITES — PÉRITONITES ^^'f
liés à la dénutrition des cellules nerveuses et par conséquent passagers; le traitement tonique est la seule indication.
Exceptionnellement ils sont dus à quelque lésion matérielle (ramollissement, hémorrhagie, etc). des centres nerveux de perception ou de transmission et sont au-dessus de toute thérapeutique,
Parotidites.
Les glandes parotides peuvent être infectées par quelques-uns des microbes de la bouche (staphylocoques, streptocoques), surtout dans les cas d'adynamie profonde et quand les soins antiseptiques de la bouche ne sont pas suffisants. Dès qu'on pourra supposer qu'il y a du pus collecté, on s'efforcera de lui donner issue; malheureusement les lobules de cette glande suppurent parfois isolément, de façon à former une série de petits abcès miliaires ou pisiformes qu'on n'arrive pas à drainer tous, et le malade échappe difficilement aux conséquences de cette infection prolongée. Il ne faut pas oublier, quand on fait des incisions sur cette région, la présence du nerf facial et de ses branches.
Pél'îcardîte.
V. Forme cardiaque, page 224. Sac de glace sur la région précordiale ; toniques du cœur.
Péritonites.
La, Ytérilonite par propagation au voisinage d'ulcérations intestinales doit être traitée par l'immobilité absolue, la diète de tout aliment solide; le malade ne prendra même pendant les deux premiers jours qu'une petite quantité d'eau glacée et sera alimenté
300 TRAIÏKMKNT DES COMPLICATIONS
par des lavements iiulrilifs. On appliquera sur le ventre de l'onguent napolitain et une vessie de glace suspendue de manière à effleurer seulement la peau, dont elle sera séparée par un morceau de flanelle. On donnera l'opium à hautes doses fractionnées (10 à 23 centigrammes d'extrait thébaïque par pilidc' d'un ou 2 centigrammes).
Certaines péritonites, après avoir franchi une p<ériode aiguë, suivent une évolution lente; après avoir présenté des symptômes de diUusion qui s'éteignent peu à peu, elles aboutissent à une localisalion sous forme d'abcès pèritonitiques enkystés, d'un volume variable, depuis une orange jusqu'à une tête d'enfant, comme dans un cas de Leyden où la ponction donna issue à du pus contenant des bacilles typhiques (1).
Poior la péritonite par perforation^ V. Perforation intestinale, page 287.
Phlébite.
Le traitement et la prophylaxie sont les mêmes que pour l'artérite : immobilité, enveloppement ouaté, pas de frictions ^voir page 259).
Pleurésie.
La pleurésie peut paraître au début même de la fièvre, au point de faire errer le diagnostic [pleurotyphoïde) ; plus souvent elle se montre au décours ou pendant la convalescence, accompagnant ou non une pneumonie.
Si elle cause au début un violent point de côté, on pourra faire une injection de morphine ou appliquer 4 ou 6 ventouses scarifiées, si le malade n'est pas
(1) Leyben. Wiener med. Woch , 1886.
PLEURÉSIES — PNEUMOTHORAX 301
trop débilité. On guettera les progrès de l'épanchement; s'il est peu important et tend à se résorber, on n'interviendra pas; s'il augmente ou s'il reste stationnaire, on fera une ponction exploratrice avec une seringue de Pravaz stérilisée et on recherchera le microbe qui peut s'y trouver.
Si le liquide est séro-fibrineux, on fera une ponction évacuatrice.
• S'il est purulent, on y recherchera les microbes ; si l'on y trouve le pneumocoque, comme il arrive dans la pleurésie métapneumonique, on se contentera d'une ponction évacuatrice ; car on peut espérer qu'en pareil cas le pus ne se reproduira pas, à cause de la courte virulence de ce microbe.
Si on y trouve le bacille d'Eberth ou le streptocoque, ce dernier surtout, on peut s'attendre à ce que le pus se reproduise après l'évacuation, et l'empyème est indiqué.
PnenmunJe.