‹ Thérapeutique de la fievre typhoideChapitre 24 sur 137 · DANGER DES MOUVEMENTS BRUSQUES · texte numérisé non relu

DANGER DES MOUVEMENTS BRUSQUES

vement, défendre au malade de se lever, fût-ce même pour changer de lit ou pour aller à la selle. Il n'est pas rare de voir, dans les périodes avancées du typhus, sous l'influence d'une action musculaire subite et violente (se lever trop rapidement, par exemple), se produire une paralysie du cœur mortelle, suite de l'augmentation de la pression du sang. De cette façon, il se produit aussi des embolies des artères pulmonaires par des fragments dethrombus rendus subitement mobiles. Ces efibrts corporels ne sont pas moins dangereux pour l'intestin ulcéré et distendu par les gaz.

« Le typhique ne doit faire que très peu de mouvements spontanés, et surtout éviter tout mouvement nécessitant un effort : il doit se laisser transporter d'un lit dans un autre, évacuer les selles et l'urine dans l'urinai, en demeurant toujours couché ou à demi soulevé par la garde-malade. Au début, cela semble à beaucoup de malades insupportable, sinon impossible, mais les plus récalcitrants s'y habituent très vite. Insistez donc là-dessus avec fermeté.

wftOn doit veiller à, une bonne ventilation. Si la température le permet, on doit laisser ouvert, jour et nuit, le carreau supérieur d'une fenêtre de la chambre du malade, ou de l'appartement voisin. En hiver, on doit aérer complètement au moins trois ou quatre fois par jour.

« L'ordre et la propreté la plus grande doivent régner dans cette chambre et tout ce qui pourrait donner naissance à des odeurs ou à de la malpropreté doit être aussitôt éloigné.

« Il est du devoir de la garde-malade de tenir note régulièrement [pai- écrit) de l'élévation de la température (prise toutes les 2 ou 3 heures), de la fréquence

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(lu pouls, (le la respiration, de la quantité ou de la (jualitédes selles, etc., afin qu'il suffise d'un instant au médecin pour se rendre compte exactement d(; ce qui s'est passé depuis sa précédente visite.

Snrvcillnnce des fégnnicnts.

« Dans les cas graves, un mmin d'eau, de la longueur et de la largeur du li(, est nécessaire pour éviter le décubitus. Si ce coussin est convenablement rempli, le malade est bien couché, et toute pression sur le sacrum est évitée. En I.e remplissant, on doil veiller à ce qu'il n'y reste aucune bulle d'air qui ferait balancer le malade d'un côté à l'autre. Dans ce but, on doit, lorsque la vis est ouverte, replier toul le cou du sac sur la partie pleine d'eau, de façon que tout l'air s'échappe; dans cette position, un ferme la vis, pui^ on laisse retomber le cou. Il est nécessaire que les médecins eux-mêmes fassent attention à ces choses : car aucune garde, même lia meilleure, ne montre en cela beaucoup d'expérience. Ce ne sont, en apparence, que des bagatelles, mais ces bagatelles sont excessivement importantes pour que le malade soit bien couché.

« Les coussins d'air, en forme d'anneau, préférés dans bien des familles, doivent être complètement rejetés. On provoque précisément, par la compression des parties molles dans l'anneau, ce que l'on voulait éviter, c'est-à-dire les troubles de la circulation produits par la pression. Après un seul jour déjà, la peau, qui se trouve dans l'anneau, gonfle, et se cyanose.

« Les frictions alcooliques du dos, soit avec du rhum un peu chaufle, soit avec de l'eau de Cologne, etc.,

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