SURVEILLANCE RIGOUREUSE DU RÉGIME
de la biscotte, du pain grillé, du pain rassis, qu'on i-ecommandera au malade de mastiquer soigneusement.
On permettra seulement au malade de manger à dos heures régulières et fixes, le repas principal étant dans la matinée, le dîner étant moins copieux. Autant que possible, on ne permettra dans l'intervalle, si l'appétit est impérieux, qu'une ou deux pelites tasses de lait ou de consommé.
Les premières boissons seront le vin de Bordeaux, rouge ou blanc, coupé de trois quarts d'eau, puis l'ext rait de malt ou la bière. Les quantités permises seront de 250 à 400 grammes au plus par repas. On devra surveiller attentivement la contractilité gastrique, surtout chez les sujets qui, antérieurement, ont eu des troubles digestifs, ou sont dans la période de croissance.
• II, est indispensable d'insister non seulement auprès du convalescent qui, le plus souvent, est entraîné par son impérieux appétit à transgresser les prescriptions du médecin, mais surtout auprès de l'entourage du malade, sur le danger de toute infraclion au régime alimentaire ci-dessus formulé. « C'est une pratique excellente, pendant tout le coui-s de la maladie, de prescrire le régime par écrit, heure par heure, pour une période de vingt-quatre heures. » (V. Ziemssen.)
On fera bien de visiter pendant quelque temps le convalescent tantôt à l'heure de son repas et tantôt pepdant la période digestive, pour contrôler la composition de celui-là et l'état de l'abdomen, la température pendant celle-ci.
11 est utile aussi de se faire montrer les garderobes encore de temps à autre.