XIV POSITION DU PROBLÈME THÉRAPEUTIQUE
qui doivent aboutir à la destruction et à l'expulsion des microbes ou de leurs produits nuisibles, si la guérison survient.
Ce n'est encore là qu'une partie du i^roblème pathogénique ; car, au cours de la fièvre typhoïde, un grand nombre d'accidents pathologiques, et noti des moindres, sont imputables à des infections secondaires, c'est-à-dire à la pénétration dans l'organisme de microbes autres que l'agent infectieux primitif, pénétration qui se fait soit à la faveur des ulcéré-' tions intestinales, soit par une des nombreuses portes d'entrée, que peuvent créer le catarrhe des muqueuses respiratoires ou digestives et les excoriations accidentelles des téguments abaissés dans leur vitalité.
La période infectieuse terminée, toute une caté4gorie de troubles pathologiques nouveaux découlé de l'existence des altérations anatomiques que lés infections successives ont laissées après leur passage*; c'est la. période de réparation, h laquelle conviennent une autre hygiène et d'autres moyens thérapeutiquéfe que ceux dont était justiciable la période précédente.
Enfin, il est certain que, longtemps après sa guérison en apparence complète, l'organisme subit encore certaines conséquences fâcheuses de la maladie dont il s'est débarrassé : des germes infectieux spécifiques ou vulgaires, qui avaient passagèrement perdu leur virulence, ou avaient été séquestrés dans certaihs organes, peuvent, après des mois, des années même, retrouver une activité suffisante pour provoquer quelque abcès; des altérations parenchymateuses, provoquées par les microbes ou leurs toxines au cours même de la maladie, et trop légères alors pour se révéler par des symptômes, sont la première étape