MÉTHODE DE BRAND
Voici quelle doit ôlre, d'après Juhel-Rénoy, la technique du traitement d'une fièvre typhoïde simph* par le bain froid.
Baignoire. — On choisit une baignoire assitz grande pour n'être qu'à moitié pleine d'eau quand If malade assis est immergé jusqu'au cou, parce ([u'il faut pouvoir pendant le bain pratiquer les affusions sur la tête sans amener le débordement. Il ne faut pas employer le fond de bain, dont les plis peuyç^l à la longue excorier le tégument et favoriser quelqju; infection par une fissure épidermique,
La baignoire est placée près du lit, derrière iu,i paravent destiné à mettre le malade à l'abri des courants d'air et à lui dissimuler les préparatifs'du baii^, capables de l'impressionner, s'il est pusillanime.
Dans un hôpital chaque typhique doit avoir sa baignoire autant que possible. En tout cas jamais oji ne baignera deux typhiques successivement dans la même eau.
Ean. — L'eau sera aussi limpide que possible,, eau de source et non de rivière. Si on suspecte sa pureté, on la fera d'abord bouillir ou on y ajoutera un antiseptique (acide borique, borate de soude, naphtol) pour prévenir l'infection exogène par, I^s staphylocoques pyogènes, souvent contenus dgii^{< l'eau (Chauffard). Si le malade présente quelque pustule d'acné ouverte ou autre excoriation épidermique. on ajoutera 40 à 30 grammes de naphtol. Elle sera changée au moins une fois chaque jour, et plusieurs fois si les déjections l'ont souillée.
Teinpératni-e. — La température devrait être tie 8° à 15° (bains très froids) pour Jurgensen, Barlols. Heubner), — de 13 à 20° (moyenne 18") pour Brand. Cette température de 18» est aussi celle que préfève