‹ Thérapeutique de la fievre typhoideChapitre 81 sur 137 · SECOND SEPTÉNAIRE · texte numérisé non relu

SECOND SEPTÉNAIRE

des mucosités bronchiques. Dès le début de cette période il faut se préoccuper de les prévenir ou d'y porter remède.

Les moyens les meilleurs sonlla. position donnée an malade dans son lit; il est indispensable de ne pas le laisser longtemps de suite dans le décubitus dorsal ; il faut le coucher tantôt sur le flanc droit, tantôt sur le flanc gauche, l'asseoir de temps en temps pour le faire boire, pour l'engager à tousser et à expectorer; on peut même, à l'imitation de plusieurs médecins (Duguet), utiliser passagèrement le décubilus ventral, moins difficilement accepté par les malades qu'on ne le croit.

Un des avantages de toutes les méthodes balnéothérapiques est sans doute d'obliger les malades à de fréquents changements de position ; pour les porter au bain, pour les frictionner, pour les lotionner, de toutes façons on les remue, on les sort de cette inertie dans laquelle ils s'enfonçaient, au temps où. il était admis qu'un fébricitant doit rester confiné sous des couvertures chaudes par crainte du refroidissement.

Quand les moyens purement prophylactiques précités ne suffisent pas à empêcher les phénomènes d'hypostase pulmonaire, on recourt à l'application de ventouses sèches, de cataplasmes sinapisés,à l'enveloppement du thorax dans des compresses froides fréquemment renouvelées et recouvertes de taffetas gommé, aux frictions sur le thorax avec un gant de crin ou une flanelle imbibée d'alcool térébenthiné, aux inhalations d'oxygène.

Si l'expectoration est rendue diflicile par l'état glutineux des sécrétions bronchiques, on pourra donner avec avantage des médicaments destinés à fluidifier ces mucosités tout en les aseptisant : le benzoate

neutre de soude, le bicarbonate de soude, l'hyposulfite de soude sont ceux qui peuvent être utilisés do préférence. On pourrait encore employer l'eucalyptol, la créosote à faibles doses.

Un moyen adjuvant qui n'est pas à dédaigner consiste à faire évaporer dans la chambre, à diverses reprises dans la journée, de l'eau additionnée de teinture de benjoin.

L'état du tiihe digestif esl aussi une des préoccupations qui dominent ce second septénaire : nous avons déjà insisté sur les soins hygiéniques qui ont pour but de maintenir dans la cavité buccale et le pharynx une asepsie relative par les collutoires, les gargarismes alcalins et antiseptiques, le nettoyage mécanique des dents etde la langue (voir pages 11 etseq.).

L'aspect de la langue est un des bons indices de l'état des fermentations gastro-intestinales; elle est^ d'autant plus âpre ou sèche que celles-ci sont plus intenses.

On palpera et on percutera la région épigastrique ; si elle est tympanisée par des gaz, le mètèorisme peut être dû aussi bien à la rétention des gaz dans l'intestin grêle ou le côlon que dans l'estomac.

Si on constate la permanence du clapolage gastrique dans des limites extra-physiologiques, au-dessous de l'ombilic et dans l'hypochondre droit, on fera bien de rationner un peu les boissons au typhique, sans abaisser au dessous de 3 litres par 24 heures la, quantité totale et en lui donnant un ou deux lavements d'eau froide supplémentaires pour ne pas diminuer la diurèse.

11 faut se faire dire chaque jour le nombre des, selles et montrer une d'entre elles, qu'on aura conservée dans un bassin contenant la solution de chlo-

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